mardi 4 mars 2014

PREMIER DEVOIR CRÉATIF/ANALYTIQUE : MA RENCONTRE AVEC L'ESPACE DE LA VILLE D'AIX-EN-PROVENCE

Le premier bloc thématique de notre séminaire se termine par le premier grand devoir créatif et analytique demandé aux étudiants. Il s'agit de choisir parmi une liste de sujets possibles.  Le challenge consiste ici à 
- utiliser la langue française comme outil d'exploration
- réaliser une vraie rencontre avec l'espace aixois
- s'inspirer directement et explicitement des auteurs que nous avons étudiés et rencontrés jusqu'à présent dans notre séminaire c'est-à-dire Georges Perec, Jacques Roubaud et Michel Butor.

Certains auront préféré une exploration de type plus linguistique et musicale donnant lieu à des poèmes, d'autres auront préféré une exploration plus spatiale, d'autres encore auront réussi à combiner toutes les dimensions de ce type d'écriture.
Voici quelques-unes des formidables réalisations des étudiants ainsi que leur propre analyse de leur travail.


LA PROPOSITION DE MADELINE : 










Madeline Hauck
Devoir créatif numéro 1
28 février 2014
           
            Je vais commencer avec quelque chose que je ne devrais pas probablement pas dire dans un descriptif analytique de mon travail: j’ai commencé ce projet par hasard. Nous venions de recevoir ce devoir quand j’étais sur le chemin de retour avec Katie et Lauren. Nous n’étions pas pressées donc on a décidé de se promener dans une rue que nous n’avions jamais prise. C’était dix-huit heures. L’heure magique où le soleil est en train de se coucher mais il reste un peu de lumière et les gens sont en train de rentrer chez eux après une longue journée. Je ne peux pas expliquer pourquoi, mais nous étions toutes pleines de joie ce soir particulier et chaque nouvelle chose que nous avons vue nous a apporté encore plus de bonheur. Pour moi c’était un restaurant végétarien. Pour Katie c’était un petit salon de jeux de société. Pour Lauren c’était un magasin qui vend des objets de collection. Quand je suis rentrée enfin, j’ai fait une liste de toutes les choses que nous avions découvertes. C’était là où j’ai commencé à développer l’idée pour ce projet.
            Je m’ai me suis demandée pourquoi étais-je plus observatrice que normalement? Pourquoi chaque nouvelle observation était-elle comme une découverte extraordinaire? J’ai cherché des explications: je n’étais pas pressée donc j’avais le temps de me balader très tranquillement. Je pouvais m’arrêter devant un magasin pour regarder par la fenêtre si je voulais. J’ai abordé cette activité avec un esprit ouvert, aventureux. J’ai vraiment essayé de remarquer des choses nouvelles. J’ai remarqué qu’il est plus facile de découvrir des choses quand on marche dans les rues inconnues parce que tout est nouveau. J’avais l’impression qu’en faisant cet exercice, j’ai vu (comme George Pérec a dit) le plus banal--des petits restaurants, des magasins, les noms des rues. Tout cela est facile quand on est dans une rue inconnue. Mais que remarquerai-je dans une rue assez connue, je me demandais. J’ai continué à tourner ces pensées dans ma tête pour quelques jours. Un jour je me suis réveillée avec cette pensée: Quand est-ce qu’un espace cesse d’être étrange? Est-ce qu’un espace étrange peut-il devenir familier lorsqu’on y revient plusieurs fois? Est-ce qu’un espace familier peut devenir étrange lorsqu’on remarque quelque chose pour la première fois?
            Pour trouver la réponse à ces questions, j’ai imaginé ce scénario: Imaginez la première fois que vous tombez sur un espace donné. Vous ne connaissez pas l’espace, vous ne savez pas exactement où vous êtes. Vous ne savez pas encore vous orienter dans cet espace. Mais imaginez le même espace quelques mois plus tard (après y être retourné plusieurs fois). L’espace semble complètement différent de la première fois où vous y étiez. Vous reconnaissez votre environnement. Il est familier. Comment expliquer ce phénomène? Qu’est-ce qui se passe entre la première rencontre avec un espace et le moment où on a l’impression de vraiment connaître cet espace? Pour moi, l’explication est simple. Il y a toujours un moment où je cesse d’observer ce qui m’entoure, c’est-à-dire mon environnement. C’est dès ce moment-là où un espace commence à devenir familier. J’ai décidé que pour le devoir créatif, je voulais explorer comment des espaces inconnus deviennent familiers. Pour effectuer cette exploration, j’ai choisi trois espaces qui me plaisaient et je suis revenue à chaque espace trois fois. Je voulais montrer la progression, la transformation de ces espaces à mes yeux au travers de mes observations et de mes découvertes. J’ai décidé que la première fois j’allais observer l’espace et puis j’allais rentrer chez moi pour noter mes observations. La deuxième fois, je prendrais des notes sur place, mais j’essayerais d’être la plus objective que possible. La troisième fois, je prendrais encore des notes sur place me je me permettrais d’être plus subjective.
            J’ai trouvé cet exercice assez intéressant parce que ce n’est pas quelque chose que je ferais normalement. Je n’ai pas tendance à m’asseoir sur une fontaine pour écrire mes observations sur l’espace. Cependant, ce que j’aimais le plus à propos de ce devoir c’est qu’il m’a obligé à être observatrice. Comme j’ai dit, il y a toujours un moment donné où je cesse de remarquer ce qui se passe autour de moi parce que je parle à quelqu’un, parce que je suis perdue dans mes pensées ou simplement parce que j’ai déjà pris ce chemin plusieurs fois. Pour ce projet, j’ai vraiment essayé de combattre cette tendance et je crois que cet effort a ouvert beaucoup de possibilités nouvelles pour moi. J’ai commencé à être plus observatrice tout le temps (non seulement lorsque je travaillais ce devoir).
            Une des difficultés que j’avais avec ce projet c’était que je me sentais comme si je n’avais pas assez de temps. J’ai passé trop de temps en faisant mes observations dans les rues et à la fin je n’avais pas assez de temps pour assembler toutes mes observations. C’est pourquoi j’ai choisi un espace pour montrer la transformation (à mes yeux) entre la première rencontre et la troisième rencontre avec l’espace. J’ai essayé d’utiliser plusieurs techniques dans ce projet: dessins, écriture, poèmes, listes, graphiques. J’ai choisi un format où on peut regarder mes observations de chaque espace sans regarder les autres, ou bien on peut regarder les deux en même temps où tous les trois en même temps. En somme, le produit final n’était pas exactement comme j’imaginais mais je suis contente avec cela. 


LA PROPOSITION DE MEGHAN  :  


Le Festival

Le Festival
67 Bis Rue Espariat, 13100 Aix-en-Provence
Lundi 17 Février, 2014. 3:30 après-midi.

Il n'y a pas de festival.
Je regarde le petit café, et je ne vois pas de festival.
Bizarre.

S'asseoir. Le serveuse m'a salué.
Indécision: Café au lait ou expresso?
Je choisis. J'attends.

Un couple est juste à côté de moi.
Leurs mains se touchent doucement. Il boit du vin.
Elle semble fatiguée, et ses cheveux sont en désordre.
Elle le regarde attentivement. Il parle très lentement.

L'autre côté, deux hommes d'affaires.
Ils se reposent sur les chaises, complètement à l'aise.
Le plus âgé parle vite et secrètement, l'autre écoute.
Ils ne sourient pas.

La serveuse visite les tables et échange des mots.
Un moment elle donne une note, un moment elle se repose.
Sa chemise est bleue et froissée, son pantalon taché.
Elle disparaît souvent derrière les grandes portes.

A l'arrière du café, une femme seule.
Elle regarde un journal, sa tasse est oubliée.
Elle est bien habillée, elle a plissé ses lèvres rouges.
Son pied marque un rythme invisible.

Deux jeunes filles entrent dans le café.
Elles regardent l'atmosphère, l'une me voit.
Elles se parlent et après elles sont parties.
Pas de Festival aujourd'hui.

Du temps passe. Je finis mon café.
J'examine l'espace, mes doigts se posent sur l'ordinateur.
Je suis dehors, mais sous un auvent.
Il y a une paroir en plastique qui est à l'extérieur du café.

Entre le bâtiment et la rue, il y a un espace.
Pas dedans, pas dehors, je suis dans l'incertitude.
Il y a des chaises et des tables.
Et tout ça est entouré par la paroi en plastique.

La paroi en plastique protège les clients.
Le vent Mistral, les oiseaux curieux.
Les autres français qui se dépêchent sur le trottoir.
Les touristes perdus et ennuyés.

Le paroi en plastique divise l'espace.
L'un côté, il y a le Cours Mirabeau.
L'autre, un café.
Le même pavé. Le même air.

La paroi crée le calme. Elle crée l'espace.
Espace pour parler, boire, rire.
Espace pour se reposer, penser, écrire.
Espace pour rencontrer, manger, lire.

Dans cet espace les gens s'assoient.
Dans cet espace les gens se parlent.
Dans cet espace les gens s'aiment.
Dans cet espace on peut voir les relations.

Une petite paroi en plastique est devant Le Festival.
L'un côté, il y a une rue remplie de gens.
L'autre, il y a un espace pour aimer.
Le paroi en  plastique crée un café.

Le Festival
67 Bis Rue Espariat, 13100 Aix-en-Provence
Lundi 17 Février, 2014. 4:30 après-midi.

Je mets 3 euros 50 sur la table, ramasse mes affaires.
Je regarde l'espace du café, en réfléchissant.
Il n'y a pas de festival.
Je pars.






Meghan Gillis
French Honors Program
Devoir Créatif

Analyse


Pour mon premier devoir créatif, j'ai choisi d'avoir une expérience dans un café parce que j'adore beaucoup regarder les gens et l'atmosphère dans un café. J'aime l'espace d'un café parce que les gens y vont pour parler et faire des choses sociales. On peut voir les couples, les amis, les mères, et tous les gens du monde qui parlent et profitent des plaisirs d'un café chaud. Alors, j'ai choisi Le Festival, un grand cafe près de la Rotonde sur le Cours Mirabeau, pour m'asseoir et observer les gens. J'ai trouvé mon inspiration dans le texte de Georges Perec « Espèces d'Espaces », pages 100 à 106 où il observe et écrit tous les petits détails qu'il voit. Après qu'il dit qu'on doit observer toutes les choses dans un espace pour le comprendre. Mais j'ai aussi été intéressée par le nom du café « Le Festival », et j'ai pensé au travail du Jacques Roubaud sur les noms quand j'ai écrit.
Mon poème commence dans la même style que Perec, j'ai écrit l'adresse, l'heure, la date, et le nom du café. J'ai commenté le nom « Le Festival », en référence à Roubaud. Après, j'ai décrit les gens que je voyais. J'ai essayé d'observer les plus petits détails des gens et d'examiner les choses que d'habitude je ne remarque pas. Je voudrais interpréter l'espace comme un espace social, et alors j'ai regardé les personnes dans le café. Je remarque les gens qui se parlent, qui sont solitaires, et la serveuse du café. J'ai essayé d'utiliser un rythme dans mon écriture, pour rendre le poème plus poétique et comme un chant. A la fin de mon petit poème, j'ai réfléchi sur mes expériences dans le Festival et l'espace que j'avais examiner. Je pense que j'étais « dans l'incertitude » parce que j'étais dans un espace entre le dedans et le dehors du café, et entourée par une paroir en plastique.
J'ai aussi parlé de l'utilisation de l'espace. Les gens y vont pour se parler et bien s'amuser dans la compagnie des autres personnes. Alors, j'ai écrit que le Festival est utilisé comme un espace pour développer les relations humaines, et on peut voir les relations entre les gens dans le café si on essaye.
« Dans cet espace les gens s'assoient.
Dans cet espace les gens se parlent.
Dans cet espace les gens s'aiment. »
J'aime beaucoup cette idée d'un espace créé pour faciliter les relations et un espace pour cultiver l'amour, en effet. C'est une idée très poétique et belle, je pense. Les cafés sont des espaces très importants pour les humains et leurs relations.
Cet exercice était un peu difficile. Par exemple, quand j'étais dans le café je ne savais pas ce que je devait regarder. Il y avait beaucoup de gens et d'actions, et j'étais bouleversée par le travail. Perec examine les choses très petites avec précision et patience, mais c'est difficile à faire! Alors, après quelques minutes, j'ai trouvé l'exercice très intéressant et j'étais choquée par la variété des gens dans le café. J'ai décidé de m'asseoir pendant une demi-heure, mais j'étais absorbée par mes observations et je me suis restée pendant une heure.
Après avoir fait le devoir créatif, j'ai découvert que j'aime beaucoup observer les gens et les petites choses comme le travail de Georges Perec. J'ai aussi découvert l'importance d'un espace comme un cafe pour les gens parce que c'est un espace pour parler et cultiver les relations. Dans le Festival, je pouvais observer les gens qui se parlent et j'imaginais leurs relations et les raisons pour lesquelles ils ont choisi d'y aller. J'ai aussi exploré l'utilisation d'une paroi en plastique pour divisé l'espace entre le bâtiment et la rue, et créer cet espace particulier. Enfin, j'ai beaucoup aimé cet exercice et mes explorations de l'espace du Festival. Même s'il n'y a pas de festival.



LA PROPOSITION DE KATIE  :  






Katie Zarbock 
FRE 411
Madame Cros
20/2/14
Une Analyse de « Il faut lire les rues »
                  Il y a toujours un sens de plaisir quand je flâne. Alors, quand j’ai choisi « marcher dans la rue et noter le nom des rues (amusants, bizarres, jolis, intéressants) je savais que c’était le choix parfait pour moi. Je ne pouvais pas « flâner », sans but, mais je pouvais marcher lentement et avec un sens détendu. J’ai choisi six rues et j’ai marché dans chaque rue, et j’ai pris des photos et j’ai noté les choses que j’ai trouvées intéressantes. J’ai fait un plan de la ville, ajouté des photos des rues, et écrit six poèmes, un poème pour chaque rue. Cette analyse fait des remarques sur les actes de marcher, faire le plan, écrire les poèmes et ajouter des morceaux créatifs.
                  J’ai trouvé que ma promenade et mes notes me faisaient réfléchir. J’ai marché dans trois rues lundi et trois autres rues ? (mardi). Lundi, le soleil était brillant et mardi, il y avait beaucoup de nuages. C’était plus facile de noter les rues lundi parce que le soleil rend les rues claires. Chaque rue semblait différente et unique parce que je pouvais analyser la rue avec la lumière. Les deux jours, c’était difficile quelquefois de trouver des choses à noter. J’ai noté mes sentiments, les personnes et les objets que j’ai vus, les couleurs que j’ai vues, et des choses uniques. Il n’importait pas les choses que j’ai noté (Les choses que j’ai notées n’avaient pas vraiment d’importance) —je n’ai pas choisi des choses spécifiques jusqu’à-ce-que j’ai commencé à écrire les poèmes. Il y avait les rues dans lesquelles j’ai ressenti plus de sentiments et j’ai vu plus de choses uniques que  dans les autres, mais j’ai réussi à trouver des mots pour chaque rue.
                  Après que j’ai pris des notes dans les rues, j’ai fait le plan de la ville avec les rues choisies. J’ai choisi la Rue des Guerriers, la Rue du Bon Pasteur, la Rue du Cancel, la Rue du Puits Neuf, la Rue de la Glacière, et la Rue Papassaudi. Toutes ces rues se trouvent au centre-ville, alors j’ai décidé de créer un plan de cette partie de la ville. Maintenant, je peux dire que je suis une créatrice affreuse des plans. J’avais tort quand j’ai choisi l’orientation du papier et toutes les dimensions sont devenues incorrectes. Après que j’ai fait mon plan, j’avais une reconnaissance pour les cartographes. Malgré le fait que mon plan n’est pas exact, c’était un bon exercice pour me familiariser avec les rapports des rues et pour comprendre les chemins que je peux prendre.
                  Puis, j’ai écrit les poèmes. C’était facile d’écrire les poèmes de la Rue des Guerriers et la Rue du Bon Pasteur. Je trouve que c’était plus facile à écrire parce que j’ai un plus fort rapport avec ces rues. Pour chaque rue, j’ai choisi les choses les plus collectives de la rue et j’ai essayé de résumer la rue de la perspective de ces choses. J’ai essayé de donner le sens que j’ai senti quand j’étais dans la rue. J’ai trouvé que les adjectifs et les couleurs étaient utiles quand j’écrivais les poèmes.
                  Enfin, j’ai donné un titre, j’ai ajouté des photos et j’ai utilisé les Post-its pour des feuilles de papier pour les poèmes. J’ai trouvé que la phrase de Raymond Queneau décrit bien le rapport entre mes promenades dans les rues, les photos que j’ai prises, et les poèmes que j’ai écrits. Alors la phrase, « Il faut lire les rues, » est devenue le titre de mon projet. Les photos que j’ai prises donnent une image qui marche avec le poème et elles changent le plan de deux dimensions à trois dimensions. J’ai choisi les Post-its pour des feuilles de papier parce qu’ils ajoutent des couleurs et un sens vivant au plan blanc et ils ont un sens de spontanéité qui marche bien avec mon projet.
                  J’avais une expérience plaisante pendant que je faisais ce projet. De la promenade à faire le plan à écrire les poèmes à ajouter les éléments créatifs, je m’amusais et j’apprenais à connaitre mieux les rues d’Aix. J’espère que mon petit voyage est clair et joyeux pour les autres qui regardent mon projet créatif.

LA PROPOSITION DE LAUREN   :  


 LA PROPOSITION DE MOLLY  :  






Molly Reinhart
FHP : devoir créatif n.1
Dr. Cros
20 fév. 2014

Butte de trois moulins ou but de trois moutons ?

A Aix-en-Provence, j’habite dans la rue, « butte de trois moulins ». Avant de venir ici, je n’ai jamais entendu les mots « butte » et « moulin ». Une butte est une légère élévation de terrain, et un moulin est un outil pour moudre. Donc, il y a trois moulins au sommet d’une colline. Le premier jour que ma mère d’accueil a dit le nom de la rue dans laquelle elle habite, j’ai entendu « butte de trois moutons », et quand j’ai entendu le mot « butte » je pensais qu’il veut dire la fin, comme le mot but. J’ai appris très vite que la prononciation des mots est très importante parce qu’au lieu de la rue « butte de trois moulins », j’habiterais dans la rue « but de trois moutons ». Ces deux noms ont des significations très différentes.
            J’ai pris un mélange des idées des deux auteurs en créant la partie créative. Je trouve encore le nom de la rue amusant chaque fois que je le vois parce que je pense au premier jour où je ne l’ai pas compris. Donc, j’ai pris le temps pour explorer la rue et les fameux trois moulins, et j’ai appliqué les idées de George Perec pour mieux comprendre la rue. Je voulais mieux comprendre l’espace dans lequel je vais habiter pour les quatre mois à Aix. Je marche dans la rue chaque jour, mais j’ai pris le temps de connaitre chaque petit coin de la rue. Mon dessin agit comme ma promenade pour trouver les pierreries cachées de la rue, comme les trois moulins et peut-être les moutons. Si on suit les flèches et les phrases, on peut se lancer dans la rue avec moi.
            J’ai pris aussi les idées de Jacques Roubaud en jouant avec le nom de la rue. Les bulles de pensée sur la carte montrent les pensées que j’avais pendant la promenade. A cause du fait que j’ai fait un mélange avec les prononciations des mots « butte, but, moulin, mouton », j’ai pensé aux autres idées drôles avec ces mots. Par exemple, « pourquoi cette colline, cette butte, était le but des trois moutons ? ». La proximité de la prononciation des sons français m’a conduit vraiment à l’histoire de la nomination des rues, spécialement cette rue. C’est pourquoi j’ai joué avec l’idée d’avoir des moutons au sommet, et toutes les autres questions dans les bulles de pensée.
Les phrases en noir sont mes pensées pendant la promenade. Les phrases en bleu sont les indications pour le lecteur pour qu’on puisse comprendre mes pensées et mes promenades dans la rue. Les phrases bleues sont aussi les pensées que j’ai presque chaque jour. L’ombre autour de la rue n’est que les maisons ou les jardins. Ce n’était pas nécessaire de moi pour les inclure parce que je voulais mieux comprendre la rue et la nomination de la rue. Les maisons sont importantes pour tout comprendre, mais j’ai voulu me concentrer sur les moulins, le manque de moutons, la butte, et le but.
L’espace de la rue elle-même était le plus important pour moi—ce qu’on trouve et ce qu’on ne trouve pas au coin de la rue. Pour moi, c’était les moulins et les moutons qu’on cherche au coin de la rue, et toutes les pensées spontanées pendant l’exploration. Maintenant, j’ai mes lieux préférés, comme le lieu où je regarde la ville au-dessous. Il y a des chats qui flânent dans la rue, donc je les appelle mes moutons. Je continuerai à explorer les rues de la ville d’Aix-en-Provence pour avoir une meilleure connaissance du monde autour de moi. Il y a toujours une histoire derrière les noms de la rue, donc je continuerai aussi à apprendre les histoires derrière les noms que je trouve amusants.  Explorer, flâner, questionner, apprendre, comprendre—les verbes qui peuvent vous conduire dans les nouvelles villes. 
  
LA PROPOSITION DE RUHEE :




Ruhee Maknojia
French Honors
24/2/14
M.CROS
 
Les Pavés 
            Pour mon projet créatif j’ai décidé d’explorer des objets urbains nouveaux, étrangers, que je peux trouver dans les rues françaises. J’étais intéressée par les pavés sur le Cours Mirabeau. J’ai marché du côté des banques et je suis descendue vers la grande fontaine. Sur les pavés j’ai vu que quelques pavés ont la couleur rouge, la couleur orange, la couleur brune, mais en certaines occasions rares, je voyais la couleur violette. J’étais fascinée par le pavé violet. Il avait une couleur unique. J’ai commencé à penser, si j’étais ce pavé qu’est-ce que je verrais ? Si j’étais ce pavé comment je sentirais ? Si j’étais, comment serait-il d’avoir des gens qui marchent sur moi ? Comment serait-il d’avoir des chaussures de marche sur moi ?
Comment serait-ce que d’avoir les pieds nu qui me touchent ? si j’étais le pavé quelle l’histoire je verrais ? J’ai voulu comprendre l’historie dans laquelle le pavé existe. Quelle est la relation des romans avec les pavés et comment mon existence crée une relation avec les romains grâce aux pavés ? Chaque jour je marche sur les pavés et je n’ai jamais réfléchi à l’importance ou l’histoire qui s’est passé sur les pavés. J’ai voulu être un pavé et voir l’histoire d’Aix-en-Provence à travers ses yeux. Je veux comprendre la relation d’Aix-en-Provence et la relation de l’histoire avec soi-même. Avec ces questions je suis devenue le pavé violet. Je suis devenue quelque chose de riche, quelque chose de rare, quelque chose de vieux, et quelque chose de vivant.

LA PROPOSITION DE MARY :



LA PROPOSITION DE MARIA  :  


Le soleil blanchit les murs de la cathédrale. 
Les portes d’entrée sont ouvertes 

Mais
Au devant 
Un corbillard. 

Les attendants funéraires fument
            Les saints blanchissent dans la lumière dure 


Les attendants funéraires rient
            Le soleil crée les ombres sur les fenêtres 


Un attendant envoie un texto 
En attendant le corps. 

Mais c’est ouverte. 

La veillée funèbre est bien attendue. 
Les cris des pleureuses diminuent 
La marche funéraire joue
            Dans les murs de la cathédrale. 


La lumière du soleil brille à travers le dôme.
           Une petite étoile en plastique est tombée dans le sol en pierres. 


Les voix résonnent,
           D’abord articulées et puis
            Le son devient loin, indiscernable.
            Il aurait pu être une autre langue,
            toutes les langues,
            aucune des langues
            qui ont résonné dans les murs de la cathédrale. 


Quels gens 
Quelles voix 
Quelles questions 
Quelles chansons
 Quels mots 
Quelles prières 
Quels cris
résident dans les murs de la cathédrale? 

Je ne les entends pas.
           Je ne sais pas s’ils sont vivants:
           Maintenant la présence des gens ne remplit pas 

le silence toujours présent. 

Quand la veillée funèbre est finie 
Les gens partent,
            Le corps est retiré
            Les fleurs sont prises au dehors 

 et c’est vide, 

J’attends ce silence spectral

Mais les murs concrets
           ne disent rien
          Sur les murs de la cathédrale. 


La lumière du soleil brille à travers les vitraux 
Elle peint les murs de la cathédrale: 

Jaune, jaune 
Bleu, bleu 
Rouge, rouge 
Blanc, blanc 
Vert, vert 

Les lignes
           au plafond
           Vont-elles tomber à terre ? 


Au dedans, personne
           Encore je l’attends,
           Mais les bruits du dehors 

remplacent les gens qui manquent 
aux murs de la cathédrale. 
  
Le silence
           nous a
          toujours trompé 

Parce que les deux mondes
ne sont pas séparés
          par les murs
          de la cathédrale. 


Donc 

Si la cathédrale 
n’est jamais vide, 
Même si elle ferme 
Ses portes, 
 
Est-ce la cathédrale toujours vivante
            ou en fait
            toujours

morte? 

LA PROPOSITION D'ALLIE : 




Allie Barbagallo
French Honors Program
17 février 2014
Le Devoir Créatif Numéro

PARTIE 1 : LA TEXTE CRÉATIF
*Avant de lire : J’ai écrit des poèmes avec la langage française avec un accent américain.  Quelques petites rimes et mots marchent avec mon accent, et peut-être ne marchent pas avec un vrai accent français.  J’ai utilisé les mots en anglais dans mon premier poème parce que le poème a beaucoup de signification dans ma vie américaine et française.  Alors, ici est ma collection de poèmes que la pâtisserie-boulangerie, Paul, qui m’a inspiré.  Ils sont drôles, ils sont sérieux, ils sont heureux.  Bon appétit !         

Les Poèmes : Un Échantillonnage de Goûts
Tarte aux pommes
Les pommes, les pommes
Mangés par un homme
Mais, les pommes me rappellent de ma « Mom »
Et son crumble aux pommes.
Les pommes, les pommes
Un fruite universel, les pommes
Qui me fait sentir comme si j’étais « home ».

Tartelette au chocolat
Je suis noir dangereux
Je mords avec les dents tranchantes
Je suis un jeu que je gagne toujours
Je tourmente mon adversaire.
Je suis amer, mais avec chaque gorge
Je deviens de plus en plus doux.
Je suis ton ennemi, je suis ta meilleure amie.
Je suis la tartelette au chocolat.

Chocolat chaud
Fluide, gracieuse, la substance tombe
Lisse, douce, épaisse comme une rivière
Apres il pleuvait ; une source de la nature
Qui les nourrit quand nous avons froid
Froid avec les naufrages, les orages de la vie
Froid avec le chagrin que nous vainquions
Mais toi, vu peut me réchauffer
Avec ton âme de joie, ton âme de chaleur
Et vous, chocolat chaud, me sauver.

Les Abricots Anglais
Un jour quand je me lève
Un rêve de mes penses
Peut-il être vrai ?
Mon gout préféré
Dans l’endroit que je visite souvent
Une pâtisserie a l’abricot
Je me souviens du premier
Goût ce fruit dans une croisière
Je ne crois pas ma langue
Et ça, c’est mon abricot épilogue


PARTIE 2 : LE DESCRIPTIF ANALYTIQUE DE VOTRE PROJECT
            J’ai suivi directement les règles de Georges Perec à la page 100-106 dans son roman, « Espèces d’Espaces ».  Perec voulait que nous observions les rues, et les cafés, et les gens, et la ville dans notre vie quotidienne.  Je me suis assisse dans mon café préféré, Paul.  Je me suis laissé inspirer par les choses très simples.  Dans ma vie, j’ai trouvé qu’on peut découvrir la philosophie la plus importante dans l’endroit le plus ordinaire.  Mais, au début, j’ai voulais observer beaucoup d’espaces dans Aix-en-Provence et faire un mélange de projets différents dans une composition ; j’ai voulais voir beaucoup et écrire seulement un petit morceau pour chaque endroit (rue, café, espace, fontaine, etc.).  Aussi j’ai voulu marcher dans les rues et noter les noms des cafés et commenter, dans le style de Jacques Roubaud, des noms amusants, bizarres, jolis, intéressants, etc.  Mais, chaque jour, quand je commençais de marcher dans les rues pour observer, j’ai trouvé que mes jambes marchaient toujours vers le café, Paul.  Et, chaque jour, je ne voulais pas battre contre les forces du destin, alors j’ai suivi mes jambes dans mon café préféré et mangé quelques pâtisseries et d’autres choses qui rendaient l’espace de Paul très magnifié et prés de mon cœur.       
            Je n’avais pas beaucoup de difficultés avec mes petits séjours à Paul.  Peut-être une difficulté que j’avais a que je m’étais perdue dans ma pâtisserie et j’oubliais d’observer les autres gens dans le café.  Mais, je ne sais pas si c’était une difficulté où une réussie d’être présente dans l’espace de Paul.  L’espace de Paul n’était pas juste l’espace physiquement : les tables, les chaises, le comptoir, ou les paroles des gens et des garçons, ou l’odeur fraîche de la nourriture.  À mon avis, l’espace de Paul est aussi, le goût de la nourriture.  Quand on est entre dans le café, il y a les sens : l’odeur, la vue, le touche, l’ouïe, et le goût.  À mon avis, les cinq sens étaient égaux dans l’importance pour créer l’espace de Paul.  L’odeur est l’élément le plus fort, le plus attirant.  On peut sentir l’odeur de Paul de la rue devant l’entrée.  L’odeur est un mélange des pâtisseries, des sandwiches, du chocolat chaud, du café.  Tout tourbillonnait pour une sensation de joie dans les narines.  La vue est importance pour moi, personnellement, parce que je suis nouvelle en France.  J’aime beaucoup regarder les gens dans les rues, les chiens, la nourriture.  Tout m’enthousiasmait, bien que j’habitais en France depuis un mois.  Alors, la meilleure vue dans Paul est la deuxième table de derrière la salle, pour regarder tout le café et la rue pour voir le mouvement des gens dans Paul et aussi dans la rue.  L’espace de Paul avait un sens du touché : comme chaque environnement a un sentiment, un air, une atmosphère.  L’air à Paul est très agréable, sympathique, décontracté.  Les sons à Paul sont, pour moi, « très français ».  Les  questions des employés, les paroles des clients, les rires, les bruits, les petits brouhahas créaient le son de Paul.  Et finalement, le goût.  Le gout, ma préfère des sens.  Le gout, diffèrent pour chaque personne.  Mais, le gout, comme les autres sens aussi, peignait un dessin de l’espace personnel dans un espace public.  Et je pense qu’avoir un espace personnel dans un espace public est un exploit très grand.
            Il y avait les petites surprises pendant mes observations à Paul.  Quand je m’installais pendant les heures juste après le déjeuner, les garçons réorganisaient et réarrangeaient les sandwiches, peut-être, cinq fois.  Le réarrangement des sandwiches m’intéressait beaucoup.  Pourquoi ?  Pour la meilleur vue des clients ?  Chaque fois qu’un garçon réorganisait les sandwiches, j’étais très surprise.  Je suppose l’obsession française avec la nourriture permutait entre le réarrangement de la nourriture à Paul.  Bien que le mot « obsession » à une connotation un peu négative, quand  j’écris « obsession », j’écris avec une connotation positive.  Parce que, pour moi, une obsession est bonne pour la santé.  Cela veut signifie qu’on a une passion pour une chose. Entre autre, pour le moins j’apprenais que les possibilités avec la nourriture sont infinies.                                                  

LA PROPOSITION DE CATHRYN  :  


Cathryn Cayton
Français 411
19/02/14
Les Couleurs du Tableau


J’ai découvert une place,
Place des Trois Ormeaux,
Un triangle fait par des rues,
Comme un labyrinthe.

Trois ormeaux font la place,
Solide et brillante,
Ils dansent avec le soleil,
Un don de la nature.

Les enfants jouent et courent,
La fontaine murmure,
Les pigeons roucoulants,
Les voitures bourdonnent.

Une galerie de tatouages,
Un chien qui sourit,
Les gens qui apprécient un repas,
Les bâtiments historiques,

Place des Trois Ormeaux.



Je suis tombée sur une place,
Place des Trois Ormeaux,
Un triangle fait par des rues,
Comme un tas de vers.

Trois ormeaux font la place,
Nu et en sommeil,
Ils tremblent avec le vent,
Seuls dans le ciment.

Les enfants hurlent et crient,
La fontaine gargouille,
Les pigeons sales mendient,
Les voitures dérangent.

Une galerie d’erreurs,
Une grande crotte de chien,
Les gens qui parlent trop fort,
Les bâtiments décrépits,

Place des Trois Ormeaux.




J’ai choisi d’écrire deux « poèmes » parce que, même si je ne suis pas poète, j’ai aimé l’idée d’écrire presque comme mes notes. Mes notes, mes petits gribouillages, étaient mes premières impressions. Normalement, les premières impressions sont plus fortes et plus vrai es que quand je prends le temps d’écrire quelque chose de créatif. Je le change, je l’élabore. Même si ce papier est un travail créatif, quelquefois la vérité simple est plus intéressante.
Le jour où j’ai remarqué ces choses, j’étais de mauvaise humeur. J’avais faim, j’étais fatiguée, le soleil jouait un jeu de cache-cache, je nageais dans une piscine de devoirs et puis… Je me suis perdue.  Je cherchais pour une place en particulier et je ne pouvais pas la trouver. Soudain, la rue je marchais sur laquelle s’est transformée en la place. En même temps j’étais soulagée de trouver quelque chose d'autre, mais aussi j'étais frustrée que je ne pouvais pas trouver ce que j'ai l'habitude de connaître.
En un moment, j'ai vécu deux émotions différentes qui ont inspiré le style de mes poèmes. Pendant une journée normale, mon optimiste intérieur domine mes pensées et dicte ce que je choisis de voir. Dans un certain sens, je pense que ce mélange d'émotions m'a donné la clarté. J’ai vu les volets colorés, mais aussi les yeux derrière eux. Je sentais la paix d'un espace ouvert, mais aussi l'agitation de la ville. J'ai vu les magasins de luxe avec les choses somptueuses. J'ai senti le restaurant avec de la nourriture odorante. J’ai vu les gens vivants. J'ai vu tous les appartements au dessus d'eux. Et puis j'ai vu l'homme en haillons avec un visage buriné et les yeux fatigués, sans maison, et un panneau "J'ai faim".
Cette expérience m'a aidé à réaliser à quel point mon humeur affecte la façon avec laquelle je perçois le monde autour de moi. Je crois que c'est une vérité pour tout le monde. Comment nous percevons l'espace autour est influencé par nos relations, notre alimentation, nos habitudes de sommeil, les habitudes d’exercice, notre niveau de stress.
Puis, ces choses qui modifient nos perceptions transforment la façon dont nous agissons avec l'espace autour de nous. Pourrons-nous interagir positivement ou négativement avec d'autres personnes et l'espace autour de nous? Comment cela affectera les autres autour de nous, mais aussi comment allons-nous affecter la façon dont les autres perçoivent un espace? Il y a une interconnexion au-delà de ce que nous ressentons dans nos vies quotidiennes. Parfois, nous oublions égoïstement que nous ne sommes pas seuls dans le monde.
Le monde est un tableau et nous en sommes couleurs. Mais aussi il y a des nuances de couleurs et de tons, clair et foncé, lumière et sombre. Pour qu'il existe quelqu’un il doit y avoir un autre. Le tableau est fluide avec des couleurs qui ne cessent de changer. Quels types de couleurs ajoutez-vous? Quels types de nuances? 

LA PROPOSITION DE MEREDITH  :  


Meredith CRENSHAW
19 février 2014
FRE/LIT/ART411
Devoir créatif 1 – partie analytique
            Ce projet a été très difficile pour moi. Il m’a fallu beaucoup de temps pour décider ce que je voulais faire, mais enfin j’ai décidé de faire un projet sur les fontaines. Ce que je voulais faire était de me promener dans Aix pour une journée à la recherche des petites fontaines dans les rues. J’avais l’intention de m’arrêter à quelques-unes de ces fontaines pour y écrire. Je voulais trouver trois ou quatre fontaines dont j’aurais analysé les environs. Mes observations seraient focalisées sur les choses autour des fontaines, comme les gens sont trop animés pour en faire des observations statiques et donc précises.
            J’étais inspirée par l’œuvre Espèces d’Espaces de Georges Perec. J’ai aimé ses « travaux pratiques » dans le livre, alors j’ai essayé de les imiter à ma propre façon. Mon but a été de trouver, analyser et articuler la nature des espaces que j’avais choisis. J’ai décidé d’analyser les espaces autour des fontaines car j’avais déjà remarqué qu’il y a beaucoup de fontaines à Aix, et les fontaines m’intéressent comme des structures historiques et culturelles. J’ai voulu me focaliser sur les fontaines et non pas les lieux comme les cafés ou les rues parce que je trouve les fontaines plus paisibles et donc plus propices à l’écriture et l’observation systématique.
            J’ai rencontré beaucoup de difficultés en faisant ce projet. Le premier de ces problèmes était le temps. Comme mon projet m’a obligée d’être dehors, et de m’asseoir à côté des fontaines et écrire, j’ai dû attendre un jour où il faisait beau. Malheureusement, il a plu beaucoup pendant les jours après que j’avais décidé mon projet. Enfin, le 14 février, il faisait assez beau pour que je puisse faire mon projet. Ayant surmonté cette difficulté, j’ai dû faire face à une autre : un manque d’espace. Quand je commençais mon projet, j’ai trouvé beaucoup de petites jolies petites fontaines qui auraient très bien servi pour le projet, mais il y avait toujours une foule autour d’elles. C’était ma faute d’avoir commencé vers midi, mais la présence des gens aux fontaines m’a vraiment empêché, car j’ai vraiment du mal à observer et écrire quand je suis entourée par les personnes. C’est une ironie très intéressante que, en cherchant des espaces pour les observer et les analyser, j’ai trouvé beaucoup d’espaces qui n’avaient pas assez d’espace. Même si j’avais pu trouver des espaces plus convenables, un manque de temps m’a obligé d’arrêter mes efforts après deux fontaines. Comme j’avais voulu trouver des fontaines en flânant, la recherche d’une seule fontaine pouvait durer assez longtemps. Bien faire des observations et les transcrire d’une façon précise prend aussi beaucoup de temps.  Le dernier problème que j’ai rencontré était celui de la fatigue. Le jour où j’ai fait mes observations, il faisait très beau. Après avoir marché dans Aix pour quelques heures, je suis devenue très déshydratée et très fatiguée. Je ne m’attendais pas à ce que mon projet exigerait tellement d’énergie. J’ai été vraiment étonnée par la difficulté que j’ai eu à faire ce projet. J’avais anticipé avoir du mal à faire des observations, mais c’était la partie la plus facile du projet ! Je ne m’attendais pas avoir du mal à trouver des espaces. 
            Même si j’ai eu du mal à faire ce projet, mon expérience n’était pas mauvaise. J’ai profité de l’opportunité d’explorer la ville, une activité qui me plait bien. En explorant, j’ai trouvé beaucoup de jolis lieux dans Aix – des places, des rues, et surtout des fontaines. Un autre résultat de mes « aventures » est que j’ai amélioré ma compréhension des rues à Aix, et je peux maintenant trouver mon chemin beaucoup plus vite qu’avant. Je pense que j’ai bien développé mon appréciation de la beauté et l’histoire de la ville, aussi, comme les fontaines sont liées aux sources d’eau qui ont toujours rendu cet endroit très accueillant pour la vie et la civilisation humaine.