Le premier bloc thématique de notre séminaire se termine par le premier grand devoir créatif et analytique demandé aux étudiants. Il s'agit de choisir parmi une liste de sujets possibles. Le challenge consiste ici à
- utiliser la langue française comme outil d'exploration
- réaliser une vraie rencontre avec l'espace aixois
- s'inspirer directement et explicitement des auteurs que nous avons étudiés et rencontrés jusqu'à présent dans notre séminaire c'est-à-dire Georges Perec, Jacques Roubaud et Michel Butor.
Certains auront préféré une exploration de type plus linguistique et musicale donnant lieu à des poèmes, d'autres auront préféré une exploration plus spatiale, d'autres encore auront réussi à combiner toutes les dimensions de ce type d'écriture.
Voici quelques-unes des formidables réalisations des étudiants ainsi que leur propre analyse de leur travail.
LA PROPOSITION DE MADELINE :
Madeline Hauck
Devoir créatif numéro 1
28 février 2014
Je
vais commencer avec quelque chose que je ne devrais pas
probablement pas dire dans un descriptif
analytique de mon travail: j’ai commencé ce projet par hasard. Nous venions de recevoir ce devoir quand j’étais sur le
chemin de retour avec Katie et Lauren. Nous n’étions pas pressées donc on a
décidé de se promener dans une rue que nous n’avions
jamais prise. C’était dix-huit heures. L’heure
magique où le soleil est en train de se coucher
mais il reste un peu de lumière et les gens sont en train de rentrer chez eux
après une longue journée. Je ne peux pas expliquer pourquoi, mais nous étions
toutes pleines de joie ce soir particulier et chaque nouvelle chose que nous
avons vue nous a apporté encore plus de bonheur. Pour moi c’était un restaurant
végétarien. Pour Katie c’était un petit salon de jeux de société. Pour Lauren
c’était un magasin qui vend des objets de collection. Quand je suis rentrée
enfin, j’ai fait une liste de toutes les choses que nous avions découvertes. C’était là où j’ai commencé à
développer l’idée pour ce projet.
Je
m’ai me suis demandée
pourquoi étais-je plus observatrice que normalement? Pourquoi chaque nouvelle
observation était-elle comme une découverte extraordinaire? J’ai cherché des
explications: je n’étais pas pressée donc j’avais le temps de me balader très
tranquillement. Je pouvais m’arrêter devant un magasin pour regarder par la
fenêtre si je voulais. J’ai abordé cette activité
avec un esprit ouvert, aventureux. J’ai vraiment essayé de remarquer des choses
nouvelles. J’ai remarqué qu’il est plus facile de découvrir des choses quand on
marche dans les rues inconnues parce que tout est nouveau. J’avais l’impression
qu’en faisant cet exercice, j’ai vu (comme George Pérec a dit) le plus
banal--des petits restaurants, des magasins, les noms des rues. Tout cela est
facile quand on est dans une rue inconnue. Mais que remarquerai-je dans une rue
assez connue, je me demandais. J’ai continué à tourner ces pensées dans ma tête
pour quelques jours. Un jour je me suis réveillée avec cette pensée: Quand
est-ce qu’un espace cesse d’être étrange? Est-ce qu’un espace étrange peut-il
devenir familier lorsqu’on y revient plusieurs
fois? Est-ce qu’un espace familier peut devenir étrange lorsqu’on remarque
quelque chose pour la première fois?
Pour
trouver la réponse à ces questions, j’ai imaginé ce scénario: Imaginez la première
fois que vous tombez sur un espace donné. Vous ne connaissez pas l’espace, vous
ne savez pas exactement où vous êtes. Vous ne savez pas encore vous orienter dans
cet espace. Mais imaginez le même espace quelques mois plus tard (après y être
retourné plusieurs fois). L’espace semble complètement différent de la première
fois où vous y étiez. Vous reconnaissez votre environnement. Il est familier.
Comment expliquer ce phénomène? Qu’est-ce qui se passe entre la première
rencontre avec un espace et le moment où on a l’impression de vraiment connaître
cet espace? Pour moi, l’explication est simple. Il y a toujours un moment où je
cesse d’observer ce qui m’entoure, c’est-à-dire mon environnement. C’est dès ce
moment-là où un espace commence à devenir familier. J’ai décidé que pour le
devoir créatif, je voulais explorer comment des espaces inconnus deviennent
familiers. Pour effectuer cette exploration, j’ai choisi trois espaces qui me
plaisaient et je suis revenue à chaque espace trois fois. Je voulais montrer la
progression, la transformation de ces espaces à mes yeux au travers de mes
observations et de mes découvertes. J’ai décidé que la première fois j’allais
observer l’espace et puis j’allais rentrer chez moi pour noter mes
observations. La deuxième fois, je prendrais des notes sur place, mais
j’essayerais d’être la plus objective que possible. La troisième fois, je
prendrais encore des notes sur place me je me permettrais d’être plus
subjective.
J’ai
trouvé cet exercice assez intéressant parce que ce n’est pas quelque chose que
je ferais normalement. Je n’ai pas tendance à m’asseoir sur une fontaine pour
écrire mes observations sur l’espace. Cependant, ce que j’aimais le plus à
propos de ce devoir c’est qu’il m’a obligé à être observatrice. Comme j’ai dit,
il y a toujours un moment donné où je cesse de remarquer ce qui se passe autour
de moi parce que je parle à quelqu’un, parce que je suis perdue dans mes
pensées ou simplement parce que j’ai déjà pris ce
chemin plusieurs fois. Pour ce projet, j’ai vraiment essayé de combattre cette
tendance et je crois que cet effort a ouvert beaucoup de possibilités nouvelles
pour moi. J’ai commencé à être plus observatrice tout le temps (non seulement
lorsque je travaillais ce devoir).
Une
des difficultés que j’avais avec ce projet c’était que je me sentais comme si
je n’avais pas assez de temps. J’ai passé trop de temps en faisant mes
observations dans les rues et à la fin je n’avais pas assez de temps pour
assembler toutes mes observations. C’est pourquoi j’ai choisi un espace pour
montrer la transformation (à mes yeux) entre la première rencontre et la
troisième rencontre avec l’espace. J’ai essayé d’utiliser plusieurs techniques
dans ce projet: dessins, écriture, poèmes, listes, graphiques. J’ai choisi un
format où on peut regarder mes observations de chaque espace sans regarder les
autres, ou bien on peut regarder les deux en même temps où tous les trois en même temps. En somme, le
produit final n’était pas exactement comme j’imaginais
mais je suis contente avec cela.
LA PROPOSITION DE MEGHAN :
Le
Festival
Le
Festival
67
Bis Rue Espariat, 13100 Aix-en-Provence
Lundi
17 Février, 2014. 3:30 après-midi.
Il
n'y a pas de festival.
Je
regarde le petit café, et je ne vois pas de festival.
Bizarre.
S'asseoir.
Le serveuse m'a salué.
Indécision:
Café au lait ou expresso?
Je choisis. J'attends.
Un
couple est juste à
côté de moi.
Leurs
mains se touchent doucement. Il boit du vin.
Elle
semble fatiguée, et ses cheveux sont en désordre.
Elle
le regarde attentivement. Il parle très lentement.
L'autre
côté,
deux hommes d'affaires.
Ils
se reposent sur les chaises, complètement à
l'aise.
Le
plus âgé parle vite et secrètement, l'autre écoute.
Ils
ne sourient pas.
La
serveuse visite les tables et échange des mots.
Un
moment elle donne une note, un moment elle se repose.
Sa
chemise est bleue et froissée, son pantalon taché.
Elle
disparaît souvent derrière les grandes portes.
A
l'arrière du café, une femme seule.
Elle
regarde un journal, sa tasse est oubliée.
Elle
est bien habillée, elle a plissé ses lèvres rouges.
Son
pied marque un rythme invisible.
Deux
jeunes filles entrent dans le café.
Elles
regardent l'atmosphère, l'une me voit.
Elles
se parlent et après elles sont parties.
Pas
de Festival aujourd'hui.
Du
temps passe. Je finis mon café.
J'examine
l'espace, mes doigts se posent sur l'ordinateur.
Je
suis dehors, mais sous un auvent.
Il
y a une
paroir en plastique qui est à
l'extérieur du café.
Entre
le bâtiment et la rue, il y a un espace.
Pas
dedans, pas dehors, je suis dans l'incertitude.
Il
y a des chaises et des tables.
Et
tout ça
est entouré par la paroi en plastique.
La paroi en
plastique protège les clients.
Le vent
Mistral, les oiseaux curieux.
Les autres
français qui se dépêchent sur le trottoir.
Les touristes
perdus et ennuyés.
Le paroi
en plastique divise l'espace.
L'un côté, il y
a le Cours Mirabeau.
L'autre, un
café.
Le même pavé.
Le même air.
La paroi crée
le calme. Elle crée l'espace.
Espace pour
parler, boire, rire.
Espace pour se
reposer, penser, écrire.
Espace pour
rencontrer, manger, lire.
Dans cet espace
les gens s'assoient.
Dans cet espace
les gens se parlent.
Dans cet espace
les gens s'aiment.
Dans cet espace
on peut voir les relations.
Une petite
paroi en plastique est devant Le Festival.
L'un côté,
il y a une rue remplie de gens.
L'autre, il y a
un espace pour aimer.
Le paroi en plastique crée un café.
Le
Festival
67
Bis Rue Espariat, 13100 Aix-en-Provence
Lundi
17 Février, 2014. 4:30 après-midi.
Je
mets 3 euros 50 sur la table, ramasse mes affaires.
Je
regarde l'espace du café, en réfléchissant.
Il
n'y a pas de festival.
Je
pars.
Meghan
Gillis
French
Honors Program
Devoir
Créatif
Analyse
Pour
mon premier devoir créatif, j'ai choisi d'avoir une expérience dans
un café
parce que j'adore beaucoup regarder les gens et l'atmosphère dans un
café. J'aime l'espace d'un café
parce que les gens y vont pour parler et faire des choses sociales.
On peut voir les couples, les amis, les mères, et tous les gens du
monde qui parlent et profitent des plaisirs d'un café
chaud. Alors, j'ai choisi Le Festival, un grand cafe près de la
Rotonde sur le Cours Mirabeau, pour m'asseoir et observer les gens.
J'ai trouvé mon inspiration dans le texte de Georges Perec « Espèces
d'Espaces », pages 100 à
106 où
il observe et écrit tous les petits détails qu'il voit. Après qu'il
dit qu'on doit observer toutes les choses dans un espace pour le
comprendre. Mais j'ai aussi été
intéressée par le
nom du café « Le Festival », et j'ai pensé au travail
du Jacques Roubaud sur les noms quand j'ai écrit.
Mon poème commence dans la même
style que Perec, j'ai écrit l'adresse, l'heure, la date, et le nom
du café. J'ai commenté le nom « Le Festival », en
référence à Roubaud. Après, j'ai décrit les gens que je voyais.
J'ai essayé d'observer les plus petits détails des gens et
d'examiner les choses que d'habitude je ne remarque pas. Je voudrais
interpréter l'espace comme un espace social, et alors j'ai regardé
les personnes dans le café. Je remarque les gens qui se parlent, qui
sont solitaires, et la serveuse du café. J'ai essayé d'utiliser un
rythme dans mon écriture, pour rendre le poème plus poétique et
comme un chant. A la fin de mon petit poème, j'ai réfléchi sur mes
expériences dans le Festival et l'espace que j'avais examiner. Je
pense que j'étais « dans l'incertitude » parce que
j'étais dans un espace entre le dedans et le dehors du café, et
entourée par une paroir en plastique.
J'ai aussi parlé de
l'utilisation de l'espace. Les gens y vont pour se parler et bien
s'amuser dans la compagnie des autres personnes. Alors, j'ai écrit
que le Festival est utilisé comme un espace pour développer les
relations humaines, et on peut voir les relations entre les gens dans
le café si on essaye.
« Dans cet espace les gens
s'assoient.
Dans cet espace les gens se parlent.
Dans cet espace les gens
s'aiment. »
J'aime beaucoup cette idée d'un
espace créé pour faciliter les relations et un espace pour cultiver
l'amour, en effet. C'est une idée très poétique et belle, je
pense. Les cafés sont des espaces très importants pour les humains
et leurs relations.
Cet exercice était un peu
difficile. Par exemple, quand j'étais dans le café je ne savais pas
ce que je devait regarder. Il y avait beaucoup de gens et d'actions,
et j'étais bouleversée par le travail. Perec examine les choses
très petites avec précision et patience, mais c'est difficile à
faire! Alors, après quelques minutes, j'ai trouvé l'exercice très
intéressant et j'étais choquée par la variété des gens dans le
café. J'ai décidé de m'asseoir pendant une demi-heure, mais j'étais
absorbée par mes observations et je me suis restée pendant une
heure.
Après avoir fait le devoir
créatif, j'ai découvert que j'aime beaucoup observer les gens et
les petites choses comme le travail de Georges Perec. J'ai aussi
découvert l'importance d'un espace comme un cafe pour les gens parce
que c'est un espace pour parler et cultiver les relations. Dans le
Festival, je pouvais observer les gens qui se parlent et j'imaginais
leurs relations et les raisons pour lesquelles ils ont choisi d'y
aller. J'ai aussi exploré l'utilisation d'une paroi en plastique
pour divisé l'espace entre le bâtiment et la rue, et créer cet
espace particulier. Enfin, j'ai beaucoup aimé cet exercice et mes
explorations de l'espace du Festival. Même s'il n'y a pas de
festival.
LA PROPOSITION DE KATIE :
Katie Zarbock
FRE 411
Madame Cros
20/2/14
Une Analyse de « Il faut lire les
rues »
Il y a toujours un
sens de plaisir quand je flâne. Alors, quand j’ai choisi « marcher dans la
rue et noter le nom des rues (amusants, bizarres, jolis, intéressants) je savais
que c’était le choix parfait pour moi. Je ne pouvais pas « flâner »,
sans but, mais je pouvais marcher lentement et avec un sens détendu. J’ai
choisi six rues et j’ai marché dans chaque rue, et j’ai pris des photos et j’ai
noté les choses que j’ai trouvées intéressantes. J’ai fait un plan de la ville,
ajouté des photos des rues, et écrit six poèmes, un poème pour chaque rue. Cette
analyse fait des remarques sur les actes de marcher, faire le plan, écrire les
poèmes et ajouter des morceaux créatifs.
J’ai trouvé que ma
promenade et mes notes me faisaient réfléchir. J’ai marché dans trois rues lundi et trois autres rues ? (mardi). Lundi, le
soleil était brillant et mardi, il y avait beaucoup de nuages. C’était plus
facile de noter les rues lundi parce que le soleil rend les rues claires.
Chaque rue semblait différente et unique parce que je pouvais analyser la rue
avec la lumière. Les deux jours, c’était difficile quelquefois de trouver des
choses à noter. J’ai noté mes sentiments, les personnes et les objets que j’ai vus,
les couleurs que j’ai vues, et des choses uniques. Il n’importait pas les
choses que j’ai noté (Les choses que j’ai notées
n’avaient pas vraiment d’importance) —je n’ai pas choisi des choses
spécifiques jusqu’à-ce-que j’ai commencé à écrire les poèmes. Il y avait les
rues dans lesquelles j’ai ressenti plus de
sentiments et j’ai vu plus de choses uniques que dans les
autres, mais j’ai réussi à trouver des mots pour chaque rue.
Après que j’ai pris
des notes dans les rues, j’ai fait le plan de la ville avec les rues choisies. J’ai
choisi la Rue des Guerriers, la Rue du Bon Pasteur, la Rue du Cancel, la Rue du
Puits Neuf, la Rue de la Glacière, et la Rue Papassaudi. Toutes ces rues se
trouvent au centre-ville, alors j’ai décidé de créer un plan de cette partie de
la ville. Maintenant, je peux dire que je suis une créatrice affreuse des
plans. J’avais tort quand j’ai choisi l’orientation du papier et toutes les
dimensions sont devenues incorrectes. Après que j’ai fait mon plan, j’avais une
reconnaissance pour les cartographes. Malgré le fait que mon plan n’est pas
exact, c’était un bon exercice pour me familiariser avec les rapports des rues
et pour comprendre les chemins que je peux prendre.
Puis, j’ai écrit les
poèmes. C’était facile d’écrire les poèmes de la Rue des Guerriers et la Rue du
Bon Pasteur. Je trouve que c’était plus facile à écrire parce que j’ai un plus
fort rapport avec ces rues. Pour chaque rue, j’ai choisi les choses les plus
collectives de la rue et j’ai essayé de résumer la rue de la perspective de ces
choses. J’ai essayé de donner le sens que j’ai senti quand j’étais dans la rue.
J’ai trouvé que les adjectifs et les couleurs étaient utiles quand j’écrivais
les poèmes.
Enfin, j’ai donné un
titre, j’ai ajouté des photos et j’ai utilisé les Post-its pour des feuilles de
papier pour les poèmes. J’ai trouvé que la phrase de Raymond Queneau décrit
bien le rapport entre mes promenades dans les rues, les photos que j’ai prises,
et les poèmes que j’ai écrits. Alors la phrase, « Il faut lire les
rues, » est devenue le titre de mon projet. Les photos que j’ai prises
donnent une image qui marche avec le poème et elles changent le plan de deux
dimensions à trois dimensions. J’ai choisi les Post-its pour des feuilles de
papier parce qu’ils ajoutent des couleurs et un sens vivant au plan blanc et
ils ont un sens de spontanéité qui marche bien avec mon projet.
J’avais une expérience
plaisante pendant que je faisais ce projet. De la promenade à faire le plan à écrire
les poèmes à ajouter les éléments créatifs, je m’amusais et j’apprenais à
connaitre mieux les rues d’Aix. J’espère que mon petit voyage est clair et
joyeux pour les autres qui regardent mon projet créatif.
LA PROPOSITION DE LAUREN :
LA PROPOSITION DE MOLLY :
L’espace de la rue elle-même était le
plus important pour moi—ce qu’on trouve et ce qu’on ne trouve pas au coin de la
rue. Pour moi, c’était les moulins et les moutons qu’on cherche au coin de la
rue, et toutes les pensées spontanées pendant l’exploration. Maintenant, j’ai
mes lieux préférés, comme le lieu où je regarde la ville au-dessous. Il y a des
chats qui flânent dans la rue, donc je les appelle mes moutons. Je continuerai
à explorer les rues de la ville d’Aix-en-Provence pour avoir une meilleure
connaissance du monde autour de moi. Il y a toujours une histoire derrière les
noms de la rue, donc je continuerai aussi à apprendre les histoires derrière
les noms que je trouve amusants.
Explorer, flâner, questionner, apprendre, comprendre—les verbes qui
peuvent vous conduire dans les nouvelles villes.
LA PROPOSITION DE RUHEE :
LA PROPOSITION DE MARY :
LA PROPOSITION DE MARIA :
LA PROPOSITION D'ALLIE :
LA PROPOSITION DE CATHRYN :
LA PROPOSITION DE LAUREN :
LA PROPOSITION DE MOLLY :
Molly Reinhart
FHP : devoir créatif n.1
Dr. Cros
20 fév. 2014
Butte de trois moulins ou but de trois
moutons ?
A Aix-en-Provence, j’habite dans la rue,
« butte de trois moulins ». Avant de venir ici, je n’ai jamais
entendu les mots « butte » et « moulin ». Une butte est une
légère élévation de terrain, et un moulin est un outil pour moudre. Donc, il y
a trois moulins au sommet d’une colline. Le premier jour que ma mère d’accueil
a dit le nom de la rue dans laquelle elle habite, j’ai entendu « butte
de trois moutons », et quand j’ai entendu le mot « butte » je
pensais qu’il veut dire la fin, comme le mot but. J’ai appris très vite que la prononciation des mots est très
importante parce qu’au lieu de la rue « butte de trois
moulins », j’habiterais dans la rue « but de trois
moutons ». Ces deux noms ont des significations très différentes.
J’ai pris
un mélange des idées des deux auteurs en créant la partie créative. Je trouve
encore le nom de la rue amusant chaque fois que je le vois parce que je pense
au premier jour où je ne l’ai pas compris. Donc, j’ai pris le temps pour
explorer la rue et les fameux trois moulins, et j’ai appliqué les idées de
George Perec pour mieux comprendre la rue. Je voulais mieux comprendre l’espace
dans lequel je vais habiter pour les quatre mois à Aix. Je marche dans la rue
chaque jour, mais j’ai pris le temps de connaitre chaque petit coin de la rue.
Mon dessin agit comme ma promenade pour trouver les pierreries cachées de la
rue, comme les trois moulins et peut-être les moutons. Si on suit les flèches
et les phrases, on peut se lancer dans la rue avec moi.
J’ai pris
aussi les idées de Jacques Roubaud en jouant avec le nom de la rue. Les bulles
de pensée sur la carte montrent les pensées que j’avais pendant la promenade. A
cause du fait que j’ai fait un mélange avec les prononciations des mots
« butte, but, moulin, mouton », j’ai pensé aux autres idées drôles
avec ces mots. Par exemple, « pourquoi cette colline, cette butte, était
le but des trois moutons ? ». La proximité de la prononciation des
sons français m’a conduit vraiment à l’histoire de la nomination des rues,
spécialement cette rue. C’est pourquoi j’ai joué avec l’idée d’avoir des
moutons au sommet, et toutes les autres questions dans les bulles de pensée.
Les phrases en noir sont mes pensées
pendant la promenade. Les phrases en bleu sont les indications pour le lecteur
pour qu’on puisse comprendre mes pensées et mes promenades dans la rue. Les
phrases bleues sont aussi les pensées que j’ai presque chaque jour. L’ombre
autour de la rue n’est que les maisons ou les jardins. Ce n’était pas
nécessaire de moi pour les inclure parce que je voulais mieux comprendre la rue
et la nomination de la rue. Les maisons sont importantes pour tout comprendre,
mais j’ai voulu me concentrer sur les moulins, le manque de moutons, la butte,
et le but.
LA PROPOSITION DE RUHEE :
Ruhee
Maknojia
French
Honors
24/2/14
M.CROS
Les Pavés
Pour mon projet créatif j’ai décidé d’explorer des
objets urbains nouveaux, étrangers, que je peux trouver dans les rues
françaises. J’étais intéressée par les pavés sur le Cours Mirabeau. J’ai marché
du côté des banques et je suis descendue vers la grande fontaine. Sur les pavés
j’ai vu que quelques pavés ont la couleur rouge, la couleur orange, la couleur
brune, mais en certaines occasions rares, je voyais la couleur violette.
J’étais fascinée par le pavé violet. Il avait une couleur unique. J’ai commencé
à penser, si j’étais ce pavé qu’est-ce que je verrais ? Si j’étais ce pavé
comment je sentirais ? Si j’étais, comment serait-il d’avoir des gens qui
marchent sur moi ? Comment serait-il d’avoir des chaussures de marche sur
moi ?
Comment serait-ce que d’avoir les pieds nu qui me touchent ? si
j’étais le pavé quelle l’histoire je verrais ? J’ai voulu comprendre
l’historie dans laquelle le pavé existe. Quelle est la relation des romans avec
les pavés et comment mon existence crée une relation avec les romains grâce aux
pavés ? Chaque jour je marche sur les pavés et je n’ai jamais réfléchi à
l’importance ou l’histoire qui s’est passé sur les pavés. J’ai voulu être un
pavé et voir l’histoire d’Aix-en-Provence à travers ses yeux. Je veux
comprendre la relation d’Aix-en-Provence et la relation de l’histoire avec
soi-même. Avec ces questions je suis devenue le pavé violet. Je suis devenue
quelque chose de riche, quelque chose de rare, quelque chose de vieux, et
quelque chose de vivant.
LA PROPOSITION DE MARY :
LA PROPOSITION DE MARIA :
Le soleil blanchit les murs de la cathédrale.
Les portes d’entrée sont ouvertes
Mais
Au devant
Un corbillard.
Les attendants funéraires fument
Les saints blanchissent dans la lumière dure
Les attendants funéraires rient
Le soleil crée les ombres sur les fenêtres
Un attendant envoie un texto
En attendant le corps.
Mais c’est ouverte.
La veillée funèbre est bien attendue.
Les cris des pleureuses diminuent
La marche funéraire joue
Dans les murs de la cathédrale.
Les portes d’entrée sont ouvertes
Mais
Au devant
Un corbillard.
Les attendants funéraires fument
Les saints blanchissent dans la lumière dure
Les attendants funéraires rient
Le soleil crée les ombres sur les fenêtres
Un attendant envoie un texto
En attendant le corps.
Mais c’est ouverte.
La veillée funèbre est bien attendue.
Les cris des pleureuses diminuent
La marche funéraire joue
Dans les murs de la cathédrale.
La lumière du soleil brille à travers le dôme.
Une petite étoile en plastique est tombée dans le sol en pierres.
Les voix résonnent,
D’abord articulées et puis
Le son devient loin, indiscernable.
Il aurait pu être une autre langue,
toutes les langues,
aucune des langues
qui ont résonné dans les murs de la cathédrale.
Quels gens
Quelles voix
Quelles questions
Quelles chansons
Quels mots
Quelles prières
Quels cris
Une petite étoile en plastique est tombée dans le sol en pierres.
Les voix résonnent,
D’abord articulées et puis
Le son devient loin, indiscernable.
Il aurait pu être une autre langue,
toutes les langues,
aucune des langues
qui ont résonné dans les murs de la cathédrale.
Quels gens
Quelles voix
Quelles questions
Quelles chansons
Quels mots
Quelles prières
Quels cris
résident dans les murs de la cathédrale?
Je ne les entends pas.
Je ne sais pas s’ils sont vivants:
Maintenant la présence des gens ne remplit pas
le silence toujours présent.
Quand la veillée funèbre est finie
Les gens partent,
Le corps est retiré
Les fleurs sont prises au dehors
et c’est vide,
J’attends ce silence spectral
Mais les murs concrets
ne disent rien
Sur les murs de la cathédrale.
La lumière du soleil brille à travers les vitraux
Elle peint les murs de la cathédrale:
Jaune, jaune
Bleu, bleu
Rouge, rouge
Blanc, blanc
Vert, vert
Les lignes
au plafond
Vont-elles tomber à terre ?
Au dedans, personne
Encore je l’attends,
Mais les bruits du dehors
remplacent les gens qui manquent
aux murs de la cathédrale.
Le silence
nous a
toujours trompé
Parce que les deux mondes
Je ne les entends pas.
Je ne sais pas s’ils sont vivants:
Maintenant la présence des gens ne remplit pas
le silence toujours présent.
Quand la veillée funèbre est finie
Les gens partent,
Le corps est retiré
Les fleurs sont prises au dehors
et c’est vide,
J’attends ce silence spectral
Mais les murs concrets
ne disent rien
Sur les murs de la cathédrale.
La lumière du soleil brille à travers les vitraux
Elle peint les murs de la cathédrale:
Jaune, jaune
Bleu, bleu
Rouge, rouge
Blanc, blanc
Vert, vert
Les lignes
au plafond
Vont-elles tomber à terre ?
Au dedans, personne
Encore je l’attends,
Mais les bruits du dehors
remplacent les gens qui manquent
aux murs de la cathédrale.
Le silence
nous a
toujours trompé
Parce que les deux mondes
ne sont pas
séparés
par les murs
de la cathédrale.
Donc
Si la cathédrale
n’est jamais vide,
Même si elle ferme
Ses portes,
Est-ce la cathédrale toujours vivante
ou en fait
toujours
morte?
par les murs
de la cathédrale.
Donc
Si la cathédrale
n’est jamais vide,
Même si elle ferme
Ses portes,
Est-ce la cathédrale toujours vivante
ou en fait
toujours
morte?
Allie Barbagallo
French Honors
Program
17 février 2014
Le Devoir Créatif
Numéro
PARTIE 1 : LA TEXTE CRÉATIF
*Avant de
lire : J’ai écrit des poèmes avec la langage française avec un accent
américain. Quelques petites rimes et
mots marchent avec mon accent, et peut-être ne marchent pas avec un vrai accent
français. J’ai utilisé les mots en
anglais dans mon premier poème parce que le poème a beaucoup de signification
dans ma vie américaine et française. Alors,
ici est ma collection de poèmes que la pâtisserie-boulangerie, Paul, qui m’a
inspiré. Ils sont drôles, ils sont
sérieux, ils sont heureux. Bon
appétit !
Les Poèmes : Un Échantillonnage de Goûts
Tarte aux pommes
Les pommes, les pommes
Mangés par un homme
Mais, les pommes me rappellent de ma
« Mom »
Et son crumble aux pommes.
Les pommes, les pommes
Un fruite universel, les pommes
Qui me fait sentir comme si j’étais
« home ».
Tartelette au chocolat
Je suis noir dangereux
Je mords avec les dents tranchantes
Je suis un jeu que je gagne toujours
Je tourmente mon adversaire.
Je suis amer, mais avec chaque gorge
Je deviens de plus en plus doux.
Je suis ton ennemi, je suis ta meilleure
amie.
Je suis la tartelette au chocolat.
Chocolat chaud
Fluide, gracieuse, la substance tombe
Lisse, douce, épaisse comme une rivière
Apres il pleuvait ; une source de la
nature
Qui les nourrit quand nous avons froid
Froid avec les naufrages, les orages de la
vie
Froid avec le chagrin que nous vainquions
Mais toi, vu peut me réchauffer
Avec ton âme de joie, ton âme de chaleur
Et vous, chocolat chaud, me sauver.
Les Abricots Anglais
Un jour quand je me lève
Un rêve de mes penses
Peut-il être vrai ?
Mon gout préféré
Dans l’endroit que je visite souvent
Une pâtisserie a l’abricot
Je me souviens du premier
Goût ce fruit dans une croisière
Je ne crois pas ma langue
Et ça, c’est mon abricot épilogue
PARTIE 2 : LE DESCRIPTIF ANALYTIQUE DE VOTRE PROJECT
J’ai suivi directement les
règles de Georges Perec à la page 100-106 dans son roman, « Espèces d’Espaces ». Perec voulait que nous observions les rues,
et les cafés, et les gens, et la ville dans notre vie quotidienne. Je me suis assisse dans mon café préféré,
Paul. Je me suis laissé inspirer par les
choses très simples. Dans ma vie, j’ai
trouvé qu’on peut découvrir la philosophie la plus importante dans l’endroit le
plus ordinaire. Mais, au début, j’ai
voulais observer beaucoup d’espaces dans Aix-en-Provence et faire un mélange de
projets différents dans une composition ; j’ai voulais voir beaucoup et
écrire seulement un petit morceau pour chaque endroit (rue, café, espace,
fontaine, etc.). Aussi j’ai voulu marcher
dans les rues et noter les noms des cafés et commenter, dans le style de
Jacques Roubaud, des noms amusants, bizarres, jolis, intéressants, etc. Mais, chaque jour, quand je commençais de
marcher dans les rues pour observer, j’ai trouvé que mes jambes marchaient
toujours vers le café, Paul. Et, chaque
jour, je ne voulais pas battre contre les forces du destin, alors j’ai suivi
mes jambes dans mon café préféré et mangé quelques pâtisseries et d’autres
choses qui rendaient l’espace de Paul très magnifié et prés de mon cœur.
Je n’avais pas beaucoup de
difficultés avec mes petits séjours à Paul.
Peut-être une difficulté que j’avais a que je m’étais perdue dans ma
pâtisserie et j’oubliais d’observer les autres gens dans le café. Mais, je ne sais pas si c’était une
difficulté où une réussie d’être présente dans l’espace de Paul. L’espace de Paul n’était pas
juste l’espace physiquement : les tables, les chaises, le comptoir,
ou les paroles des gens et des garçons, ou l’odeur fraîche de la nourriture. À mon avis, l’espace de Paul est aussi, le
goût de la nourriture. Quand on est
entre dans le café, il y a les sens : l’odeur, la vue, le touche, l’ouïe,
et le goût. À mon avis, les cinq sens étaient
égaux dans l’importance pour créer l’espace de Paul. L’odeur est l’élément le plus fort, le plus
attirant. On peut sentir l’odeur de Paul
de la rue devant l’entrée. L’odeur est
un mélange des pâtisseries, des sandwiches, du chocolat chaud, du café. Tout tourbillonnait pour une sensation de
joie dans les narines. La vue est
importance pour moi, personnellement, parce que je suis nouvelle en
France. J’aime beaucoup regarder les
gens dans les rues, les chiens, la nourriture.
Tout m’enthousiasmait, bien que j’habitais en France depuis un
mois. Alors, la meilleure vue dans Paul
est la deuxième table de derrière la salle, pour regarder tout le café et la
rue pour voir le mouvement des gens dans Paul et aussi dans la rue. L’espace de Paul avait un sens du touché :
comme chaque environnement a un sentiment, un air, une atmosphère. L’air à Paul est très agréable, sympathique,
décontracté. Les sons à Paul sont, pour
moi, « très français ».
Les questions des employés, les
paroles des clients, les rires, les bruits, les petits brouhahas créaient le
son de Paul. Et finalement, le goût. Le gout, ma préfère des sens. Le gout, diffèrent pour chaque personne. Mais, le gout, comme les autres sens aussi,
peignait un dessin de l’espace personnel dans un espace public. Et je pense qu’avoir un espace personnel dans
un espace public est un exploit très grand.
Il y avait les petites
surprises pendant mes observations à Paul.
Quand je m’installais pendant les heures juste après le déjeuner, les
garçons réorganisaient et réarrangeaient les sandwiches, peut-être, cinq
fois. Le réarrangement des sandwiches
m’intéressait beaucoup.
Pourquoi ? Pour la meilleur
vue des clients ? Chaque fois qu’un
garçon réorganisait les sandwiches, j’étais très surprise. Je suppose l’obsession française avec la
nourriture permutait entre le réarrangement de la nourriture à Paul. Bien que le mot « obsession » à une
connotation un peu négative, quand
j’écris « obsession », j’écris avec une connotation
positive. Parce que, pour moi, une
obsession est bonne pour la santé. Cela
veut signifie qu’on a une passion pour une chose. Entre autre, pour le moins
j’apprenais que les possibilités avec la nourriture sont infinies.
LA PROPOSITION DE CATHRYN :
Cathryn Cayton
Français 411
19/02/14
Les Couleurs du Tableau
J’ai découvert une place,
Place des Trois Ormeaux,
Un triangle fait par des
rues,
Comme un labyrinthe.
Trois ormeaux font la
place,
Solide et brillante,
Ils dansent avec le
soleil,
Un don de la nature.
Les enfants jouent et
courent,
La fontaine murmure,
Les pigeons roucoulants,
Les voitures bourdonnent.
Une galerie de tatouages,
Un chien qui sourit,
Les gens qui apprécient un
repas,
Les bâtiments historiques,
Place des Trois Ormeaux.
Je suis tombée sur une
place,
Place des Trois Ormeaux,
Un triangle fait par des rues,
Comme un tas de vers.
Trois ormeaux font la
place,
Nu et en sommeil,
Ils tremblent avec le
vent,
Seuls dans le ciment.
Les enfants hurlent et
crient,
La fontaine gargouille,
Les pigeons sales
mendient,
Les voitures dérangent.
Une galerie d’erreurs,
Une grande crotte de
chien,
Les gens qui parlent trop
fort,
Les bâtiments décrépits,
Place des Trois Ormeaux.
J’ai choisi d’écrire deux « poèmes »
parce que, même si je ne suis pas poète, j’ai aimé l’idée d’écrire presque comme
mes notes. Mes notes, mes petits gribouillages, étaient mes premières
impressions. Normalement, les premières impressions sont plus fortes et plus
vrai es que quand je prends le temps d’écrire quelque chose de créatif. Je le
change, je l’élabore. Même si ce papier est un travail créatif, quelquefois la
vérité simple est plus intéressante.
Le jour où j’ai remarqué
ces choses, j’étais de mauvaise humeur. J’avais faim, j’étais fatiguée, le
soleil jouait un jeu de cache-cache, je nageais dans une piscine de devoirs et
puis… Je me suis perdue. Je cherchais
pour une place en particulier et je ne pouvais pas la trouver. Soudain, la rue je
marchais sur laquelle s’est transformée en la place. En même temps j’étais
soulagée de trouver quelque chose d'autre, mais aussi j'étais frustrée que je
ne pouvais pas trouver ce que j'ai l'habitude de connaître.
En un moment, j'ai vécu
deux émotions différentes qui ont inspiré le style de mes poèmes. Pendant une
journée normale, mon optimiste intérieur domine mes pensées et dicte ce que je
choisis de voir. Dans un certain sens, je pense que ce mélange d'émotions m'a
donné la clarté. J’ai vu les volets colorés, mais aussi les yeux derrière eux. Je
sentais la paix d'un espace ouvert, mais aussi l'agitation de la ville. J'ai vu
les magasins de luxe avec les choses somptueuses. J'ai senti le restaurant avec
de la nourriture odorante. J’ai vu les gens vivants. J'ai vu tous les appartements
au dessus d'eux. Et puis j'ai vu l'homme en haillons avec un visage buriné et
les yeux fatigués, sans maison, et un panneau "J'ai faim".
Cette expérience m'a aidé
à réaliser à quel point mon humeur affecte la façon avec laquelle je perçois le
monde autour de moi. Je crois que c'est une vérité pour tout le monde. Comment
nous percevons l'espace autour est influencé par nos relations, notre
alimentation, nos habitudes de sommeil, les habitudes d’exercice, notre niveau
de stress.
Puis, ces choses qui
modifient nos perceptions transforment la façon dont nous agissons avec
l'espace autour de nous. Pourrons-nous interagir positivement ou négativement
avec d'autres personnes et l'espace autour de nous? Comment cela affectera les autres
autour de nous, mais aussi comment allons-nous affecter la façon dont les
autres perçoivent un espace? Il y a une interconnexion au-delà de ce que nous
ressentons dans nos vies quotidiennes. Parfois, nous oublions égoïstement que
nous ne sommes pas seuls dans le monde.
Le monde est un tableau et
nous en sommes couleurs. Mais aussi il y a des nuances de couleurs et de tons,
clair et foncé, lumière et sombre. Pour qu'il existe quelqu’un il doit y avoir
un autre. Le tableau est fluide avec des couleurs qui ne cessent de changer. Quels
types de couleurs ajoutez-vous? Quels types de nuances?
LA PROPOSITION DE MEREDITH :
Meredith CRENSHAW
19 février 2014
FRE/LIT/ART411
Devoir
créatif 1 – partie analytique
Ce projet a été très difficile pour
moi. Il m’a fallu beaucoup de temps pour décider ce que je voulais faire, mais
enfin j’ai décidé de faire un projet sur les fontaines. Ce que je voulais faire
était de me promener dans Aix pour une journée à la recherche des petites
fontaines dans les rues. J’avais l’intention de m’arrêter à quelques-unes de
ces fontaines pour y écrire. Je voulais trouver trois ou quatre fontaines dont
j’aurais analysé les environs. Mes observations seraient focalisées sur les
choses autour des fontaines, comme les gens sont trop animés pour en faire des
observations statiques et donc précises.
J’étais inspirée par l’œuvre Espèces d’Espaces de Georges Perec. J’ai
aimé ses « travaux pratiques » dans le livre, alors j’ai essayé de
les imiter à ma propre façon. Mon but a été de trouver, analyser et articuler
la nature des espaces que j’avais choisis. J’ai décidé d’analyser les espaces
autour des fontaines car j’avais déjà remarqué qu’il y a beaucoup de fontaines
à Aix, et les fontaines m’intéressent comme des structures historiques et
culturelles. J’ai voulu me focaliser sur les fontaines et non pas les lieux
comme les cafés ou les rues parce que je trouve les fontaines plus paisibles et
donc plus propices à l’écriture et l’observation systématique.
J’ai rencontré beaucoup de
difficultés en faisant ce projet. Le premier de ces problèmes était le temps.
Comme mon projet m’a obligée d’être dehors, et de m’asseoir
à côté des fontaines et écrire, j’ai dû attendre un jour où il faisait beau.
Malheureusement, il a plu beaucoup pendant les jours après que j’avais décidé
mon projet. Enfin, le 14 février, il faisait assez beau pour que je puisse
faire mon projet. Ayant surmonté cette difficulté, j’ai dû faire face à une
autre : un manque d’espace. Quand je commençais mon projet, j’ai trouvé
beaucoup de petites jolies petites fontaines qui auraient très bien servi pour
le projet, mais il y avait toujours une foule autour d’elles. C’était ma faute
d’avoir commencé vers midi, mais la présence des gens aux fontaines m’a
vraiment empêché, car j’ai vraiment du mal à observer et écrire quand je suis
entourée par les personnes. C’est une ironie très intéressante que, en
cherchant des espaces pour les observer et les analyser, j’ai trouvé beaucoup
d’espaces qui n’avaient pas assez d’espace. Même si j’avais pu trouver des
espaces plus convenables, un manque de temps m’a obligé d’arrêter mes efforts
après deux fontaines. Comme j’avais voulu trouver des fontaines en flânant, la recherche
d’une seule fontaine pouvait durer assez longtemps. Bien faire des observations
et les transcrire d’une façon précise prend aussi beaucoup de temps. Le dernier problème que j’ai rencontré était
celui de la fatigue. Le jour où j’ai fait mes observations, il faisait très
beau. Après avoir marché dans Aix pour quelques heures, je suis devenue très
déshydratée et très fatiguée. Je ne m’attendais pas à
ce que mon projet exigerait tellement d’énergie. J’ai été vraiment
étonnée par la difficulté que j’ai eu à faire ce projet. J’avais anticipé avoir
du mal à faire des observations, mais c’était la partie la plus facile du
projet ! Je ne m’attendais pas avoir du mal à trouver des espaces.
Même si j’ai eu du mal à faire ce
projet, mon expérience n’était pas mauvaise. J’ai profité de l’opportunité
d’explorer la ville, une activité qui me plait bien. En explorant, j’ai trouvé
beaucoup de jolis lieux dans Aix – des places, des rues, et surtout des
fontaines. Un autre résultat de mes « aventures » est que j’ai amélioré
ma compréhension des rues à Aix, et je peux maintenant trouver mon chemin
beaucoup plus vite qu’avant. Je pense que j’ai bien développé mon appréciation
de la beauté et l’histoire de la ville, aussi, comme les fontaines sont liées
aux sources d’eau qui ont toujours rendu cet endroit très accueillant pour la
vie et la civilisation humaine.














