mardi 22 avril 2014

RÉCITAL CHRISTIANE KARG AU THÉÂTRE DU JEU DE PAUME

Mercredi 16 avril, nous sommes allés écouter le récital de la soprano  Christiane Karg au Théâtre du jeu de Paume, théâtre municipal de la ville d'Aix-en-Provence. Ce récital se situe dans ce que l'on appelle "le Festival de Pâques", une semaine de concerts et de récitals  dans la ville... comme un avant goût du  festival d'Art Lyrique de l'été... Pour nous, c'est l'occasion de continuer notre travail sur les sensations, ressentis, émotions...

Devant la statue du Roi René, "en haut" du cours Mirabeau,  à deux pas du Théâtre du Jeu de Paume, rue de l'Opéra


Le théâtre du jeu de Paume est un théâtre à l'italienne; nous voilà tout au fond au balcon !









vendredi 18 avril 2014

DEVOIR CRÉATIF N° 2 : S'INSCRIRE DANS LA LANGUE

Pour notre deuxième devoir créatif, nous pouvons nous inspirer de deux grands écrivains français : Henri Michaux ou Nathalie Sarraute. Les deux utilisent la littérature pour évoquer les mouvements intérieurs : émotions, sensations, imagination, ressentis... en lien avec l'expérience profonde et intime du corps. 

Notre travail consiste à essayer de nous inspirer de leurs textes pour l'appliquer à une expérience personnelle. La structure du devoir est toujours double : 1ère partie, l'utilisation créative de la langue française. 2ème partie, l'utilisation analytique de la langue appliquée à son propre texte.




A l'issue des corrections de ce travail, nous pouvons vraiment voir comment les étudiants réussissent,  à ce moment du semestre, à s'inscrire et se situer vraiment DANS la langue française.


TRAVAIL DE MADELINE :

VERSION FINALE

On est dans la voiture, tous les deux un peu nerveux. On ne sait pas ce qui va se passer.

--Je ne me souviens guère ce dont on parlait. Avec lui c’est toujours le fait d’être ensemble qui est le plus important. Je lui dis ce qui m’arrive dans la tête. Même les choses les plus banales. Et il rit. Et il réfléchit. Et il ne me juge pas. Il me connaît. Mais souvent on reste en silence. Toujours ensemble. Mais dans le silence.

On sort du véhicule. Je le suis. Je pense qu’il sait où on se trouve, où on va, et on marche dans une direction.

--Je ne me demande pas si c’est la bonne direction.

Par contre, je lui demande de traduire une affiche collée sur un poteau téléphonique. C’est une annonce pour une vente de charité. Bref. On continue. Il arrête, il fait un demi-cercle, il regarde le nom de la rue. Je me rends compte que lui aussi il est perdu dans ce quartier.

--Pendant ces deux derniers jours, c’est toujours moi qui le suis. Je suis dans un pays étranger, dans une ville inconnue mais je lui fais confiance. Je me permets d’être menée…« On y va? » On va où? Je ne sais pas. Je sais qu’il le sait. Et je le suis…Mais maintenant on est tous les deux perdus. Perdus ensemble.

Il récite encore l’adresse. On tourne, on marche dans la direction opposée, celle d’òu on venait. On passe la voiture, garée de l’autre côté de la rue…mais plutôt au milieu de la rue…parce qu’elle est étroite. On regarde les numéros des maisons. Je ne me souviens plus le chiffre qu’on cherchait mais on le voyait pas. Enfin on trouve la bonne rue. C’est une colline.

--On ne sait pas exactement ce qu’on cherche, mais on monte la colline avec l’espoir qu’on le trouvera au sommet.

 --Qu’est-ce qu’il y avait au sommet, en fait?

Une maison partagée en deux. D’un côté il y a un chiffre, de l’autre côté il n’y en a pas. On reste dans la rue, devant cette maison partagée. On réfléchit, on songe, on débat si on devrait frapper à la porte.

--Si ce n’est pas la bonne maison? que dirons-nous? Si c’est la bonne maison? que dirons-nous?

Après quelques minutes, on a dépassé le temps où il est acceptable de traîner devant la maison. Maintenant on paraît un peu bizarres, même suspects. Le moment est arrivé. On a déjà fait ce voyage, on est ici, il faut agir maintenant.

Mais je ne vais pas être la première qui frappe à la porte.

--Je ne parle même pas allemand…imaginez la scène…

«Ok. Allons-y» je dis…et je le pousse vers la porte. Mais je vais avec lui, et on s’approche de la maison ensemble.

--On est ensemble devant cette maison et dans cette situation un peu étrange, un peu extraordinaire. Cependant, je ne m’inquiète pas puisqu’il est avec moi.

Je le regarde.

--J’ai l’impression qu’il ne veut pas vraiment frapper à la porte, mais je lui donne un sourire encourageant. Je sais qu’il ne s’inquiète pas non plus puisque je suis avec lui.

Il frappe, on attend, on se regarde, on se sourit, on attend. On entend quelqu’un là-dedans.

--Qui vient à la porte? serait-il choqué de nous voir? déconcerté? Non, on a déjà sonné pour le prévenir.

C’est un jeune garçon très mince avec des yeux énormes. Marius lui explique que je suis la sœur de Jacob et le jeune garçon (il s’appelle Tom) semble très content de nous voir. Son père apparaît derrière lui. Ils nous accueillent dans la maison. On traverse l’embrasure…cette fois-ci c’est Marius qui me suit.

On forme un cercle dans l’entrée. Je reste près de Marius. « Sie spricht kein Deutsch » il leur dit.

Ils ont l’air un peu surpris. Ils ne savaient pas. Mais Tom et son père ne sont pas du tout énervés. Par contre, ils semblent contents d’avoir l’occasion de parler anglais.

Donc on fait le tour de la maison en anglais. Ils nous montrent la chambre où Jacob, mon frère, va demeurer.

«Ah oui, » je dis à Tom. « Et toi, tu vas demeurer dans ma chambre quand tu viendras. » Ses yeux deviennent encore plus grands. Je me rends compte ce que je viens de dire. J’ajoute rapidement: «Je serai pas là! Je serai à l’université! » D’accord. Il sourit, il se détend un peu. Je regarde Marius. Je sens que c’est le bon moment de partir.

Je leur dis un gros merci. Je leur dis encore que Jacob a hâte de venir en juin, et que ma famille aura également hâte d’accueillir Tom chez nous en octobre.

« Tschüß! Goodybye! Nice to meet you! »

Et on est dans la rue encore. On descend la colline. D’abord on ne se parle pas. On n’ose pas. On attend. On marche vers la voiture, toujours garée presque au milieu de la rue.
Sur le chemin de retour:

« C’était bien mais c’était un peu bizarre quand-même, hein? »

Par exemple, le moment où ils nous ont montré leurs animaux domestiques (un lapin et une tortue) en expliquant qu’autrefois il y avait deux lapins et deux tortues?

Nous éclatons de rire.

« Non, mon préféré c’était quand ils nous ont montré la salle de bain! »

On rigole. Puis on se calme. Marius conduit. La nuit tombe. Je regarde le paysage qui passe par la fenêtre.


Quand j’étais de retour en France…sur Skype avec Marius:

« Chaque fois que je pense à Tom je ne vois que son visage après lui avoir dit qu’il va demeurer dans ma chambre. »

On rit, chacun se souvenant du moment.

« Tu sais pourquoi on y est allé, Madeline? »

« Euhhh…. »

Il y avait eu un malentendu. Avant de venir en Allemagne, Marius m’avait demandé si j’aurai envie de faire la connaissance de la famille d’accueil de mon frère. Il m’a donné l’impression que ses parents connaissaient un peu la famille déjà, donc j’ai dit: « Oui, pourquoi pas. » Cependant, quand je suis arrivée à Hambourg, je me suis rendue compte que les parents de Marius ne connaissaient pas la famille. Mais comme j’avais déjà dit que j’aurais plaisir à la rencontrer, Marius les a appelés et a arrangé la visite. Tout cela pour un petit malentendu.

Peu importe maintenant. Je suis contente d’y être allée. Je connais un peu où mon frère va passer le mois de juin. Et Marius et moi, nous aurons toujours ce souvenir de ma première fois en Allemagne: moi, lui, et deux inconnus qui nous ont accueillis dans leur maison et qui nous ont montré avec enthousiasme la salle de bain et un lapin et une tortue solitaires.

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Devoir Créatif Numéro Deux
Écrire à la manière de: Nathalie Sarraute
le 7 avril 2014

           
            J’ai décidé d’imiter le style d’écriture de Nathalie Sarraute parce que je l’ai trouvé unique. Normalement, par rapport aux écrivains, on dit qu’il faut trouver une voix. Il faut trouver une manière d’expression qui appartient à vous seul. Cependant, Nathalie Sarraute a trouvé trois voix différentes pour « évoquer [s]es souvenirs d’enfance » (Sarraute 7). Son œuvre ne concerne pas simplement un écrivain qui écrit au présent les évènements du passé. Par contre, elle a trouvé un moyen de reconstituer sa voix d’enfance et elle juxtapose cette voix avec deux autres: la voix du présent de l’écrivain et une autre voix plutôt littéraire. Prises toutes ensemble, ces trois voix permettent au lecteur de suivre le même chemin que Nathalie suit en évoquant ses souvenirs. Pour moi, ce qui intéressant dans cette méthode d’écriture c’est que Nathalie est consciente du processus de la mémoire. Je crois qu’il est juste de dire que la plupart des gens ont certains souvenirs qu’ils considèrent comme clé mais ils n’ont jamais essayé d’explorer pourquoi ces souvenirs résident toujours en eux dans le présent. Pour ce devoir créatif je voulais prendre conscience pour moi-même du processus de la mémoire.
            J’ai choisi un moment assez récent dans ma vie qui (dans le présent du moment) me semblait un peu « étrange, »  un peu « extraordinaire. » Cependant, j’avais la sensation que ce souvenir allait devenir important et je voulais explorer pourquoi dans ce devoir. Un autre aspect que j’ai ajouté à ce devoir c’était d’explorer l’idée de partager des souvenirs avec d’autres. Est-ce qu’on peut avoir les mêmes souvenirs si on a vécu les mêmes moments ensemble? D’abord j’ai essayé de me rappeler le chemin du présent vécu par moi et Marius. J’ai fait un squelette, une sorte de liste qui a compris l’action du moment. Qu’est-ce qui s’est passé et comment cela s’est-il passé? Ensuite, j’ai essayé d’enlever tous les endroits dans l’écriture qui était pure description et au lieu de « dire, » j’ai essayé de « montrer. » Cette partie du travail concerne surtout le fait d’ajouter des détails. J’ai cherché tous les endroits dans l’écriture où je pourrais ajouter une image concrète et visuelle au lieu d’une description. J’ai essayé d’ajouter des images concrètes et visuelles. En même temps, j’ai essayé d’ajouter « la voix littéraire. » Je voulais que la voix littéraire fasse un commentaire sur le partage des souvenirs. J’ai essayé d’explorer comment je me sentais quand j’étais avec lui et de découvrir comment ce souvenir en particulier semblait si important pour moi. Je savais que c’était un de nos premiers souvenirs ensemble parce jusqu’à ce moment on avait communiqué au travers de moyens digitales et on n’avait pas passé du temps ensemble. On était souvent dans le même moment mais jamais dans le même espace physique. Ce travail m’a permis d’explorer comment ces moments vécus à la fois dans le même moment et dans le même espace ont changé la relation entre Marius et moi.
            La chose la plus importante que j’ai apprise en lisant le travail de Nathalie Sarraute c’est que même si on ne peut jamais reconstituer la réalité du passé, il fait toujours partie de notre présent. En écrivant, je savais déjà que Marius et moi, nous sommes ensemble dans le présent. Mais on était ensemble dans le passé aussi et ce travail m’a permis d’explorer comment ce passé vécu ensemble contribue à notre présent vécu ensemble.
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TRAVAIL DE RUHEE  : 


11 Septembre 2001

J’ai vu une fois, de mes vrais yeux, un professeur utilise un portable quand un grand étudiant était blessé.
Je mange mes céréales pendant que je regarde mon émission préférée. Je suis assise sur la table dans ma chaise, je balance mes jambes en arrière et en avant. Les céréales au chocolat ont toujours le meilleur goût du monde, c’est tout, sans discussion possible.   
Le bus est arrivé
J’adore l’école grâce à ma maîtresse Mme Castille, et ma copine Rebecca, elles sont gentilles. Rebecca, moi, et les autres étudiants marchons à la queue leu leu, nous suivons Mme Castille vers la salle de classe.
Nous sommes arrivés à la classe
Ma camarade de classe Lauren, porte la même veste marron quotidienne
Mon camarade de classe Cory, je pense qu'il est mignon depuis que j'ai six ans
Mon camarade de classe Matt, veut devenir pilote
Ma camarade de classe Regain, m’effraye quelquefois
Ma camarade de classe Ashley, je ne pense pas qu'elle m'aime beaucoup
Le téléphone a sonné. Le son coupe l'air comme un couteau. Dans toute ma vie je n'ai jamais entendu la sonnerie du portable. Bien sûr j’ai déjà écouté la sonnerie du portable chez moi, mon père a un portable ! Mais je n’ai jamais entendu la sonnerie du portable dans la salle de classe. Mme Castille décroche le combiné.
-Hello
- …
- What?
- …
- Ok
Ma maîtresse raccroche le téléphone
- Rebecca your parents are here to pick you up
À la fin de la journée à l'école, la moitié des classes a disparu. La cloche de l'école sonne. Le son de la cloche est le signe de la libération, maintenant je peux rentrer à la maison et regarder mes dessins animés à la télévision.
Mme Castille n’a pas donné beaucoup de devoir sans aucun doute c’était parce que beaucoup de parents sont venus chercher leurs enfants.
 Je n’aurai pas beaucoup de devoir ce soir, c’est un jour super !  
Je prends le bus. Je rentre à la maison.  
Je vois maman regarder les nouvelles, elle ne regarde jamais les nouvelles.
Maman me voit. Elle me fait un sandwich au beurre de cacahuète avec de la confiture du raisin.
Je suis assise sur la table dans ma chaise, je balance mes jambes en arrière et en avant. Le sandwich au beurre de cacahuète a toujours le meilleur goût du monde, c’est tout, sans discussion possible.
Maman est assise à côté de moi. Elle me regarde avec des yeux inexpressifs.
- Ruhee, if anyone at school asks do not tell them you are Muslim.
Je suis musulmane? J'ai complètement oublié
Ruhee Maknojia
M.CROS
7/4/2014

L’Analyse
Projet Créatif Numéro Deux


Pour mon projet de créatif, j'ai choisi la partie B « A LA MANIÈRE DE NATHALIE SARRAUTE ». J'ai décidé d'écrire sur le 11 septembre 2001 de la façon dont je me suis souvenu de l'histoire quand j'étais un enfant. Au cœur de l'histoire il y a le sujet de l'identité de soi. Avant le 11 septembre, j'étais juste un enfant qui n'avait jamais question «Qui suis-je? ». Mais après, j'ai été forcée à poser la question «quelle est mon identité? »
Nathalie Sarraute dans son livre «enfance» à la page 25 et 26, parle d'un événement traumatique qui lui est arrivée pendant son enfance. Dans mon projet créatif, j'ai essayé de parler d'un événement traumatique qui ne me touche pas directement, mais l'événement a construit, comment dans mon âge adulte, je pouvais arriver à comprendre le monde et les gens dedans.
Dans mon écriture du texte, j'ai essayé d'imiter le style d'écriture de Nathalie Sarraute. À la page 25 et 26, Sarraute n'est pas directe au sujet de la situation qui est en train d'arriver, elle est vague dans son écriture par exemple à la page 25 elle a écrit «  la brusque violence de la terreur, de l’horreur...je hurle, je me débats…qu’est-il arrivé ? Que m’arrivé-t-il ? ». Comme Sarraute, j'ai essayé d'être vague avec mon écriture aussi. Les quelques indications que je voulais laisser qu’il avait y avoir un événement profond étaient quand le téléphone a sonné en classe, quand les élévs commençaient à disparaître, quand ma mère regardait les nouvelles, cependant, mon plus grand indicateur d'un événement violent est le titre de mon projet créatif. Ce sont les moments que j'ai essayé d'utiliser pour montrer que quelque chose de mauvais était arrivé.
Pourquoi ai-je choisi d'écrire sur le 11 septembre ? Je voulais écrire sur cet événement parce que c'est le début de comment je vais arriver à comprendre le monde. Suis-je une musulmane? Dans des pays comme le Pakistan, d’où ma mère est originaire, et des pays comme la Tanzanie, d’où mon père vient, je ne serais pas acceptée comme une femme musulmane. Cependant, dans les pays occidentaux comme les Etats-Unis et la France-Je suis une musulmane à cause de ma race et simplement parce que je me déclare moi même comme musulmane. La compréhension du monde de qui est un musulman a commencé avec les événements du 11 Septembre. À l'ouest beaucoup me considèrent comme un musulman d'une manière très négative, à l'Est beaucoup me considèrent comme une non musulmane d'une manière très négative. Si je ne suis pas aimée par les deux extrémités du monde où vais-je aller si j'ai été exilée et obligée de quitter mon pays? Qui me protégera? La possibilité d'être effectivement en exil est un point de vue très extrême cependant une vérité aussi. J'ai une dépendance désespérée vis-à-vis des gouvernements occidentaux pour protéger mes libertés civiles.
Dans mon écriture, je voulais indiquer que le 11 septembre est devenu un jour de silence pour tous les musulmans dans le monde. L’événement est devenu un jour de silence, parce que les musulmans américains ne peuvent plus protester contre les guerres sans penser qu'ils sont motivés par le terrorisme, les musulmans ne peuvent plus porter librement des vêtements qui représentent l’honneur, le respect et la dignité. les musulmans ne peuvent plus parler contre tout gouvernement quand ils sentent qu’une injustice se passe. Les Musulmans ne peuvent pas parler de la peur de perdre leur emploi, la peur d'aller en prison, la peur de mourir, la peur des préjugés, la peur pour leurs familles.
Il n'y a pas de justice dans la violence. Les actes de violence blessent tout le monde. Grâce à la technologie, le monde est plus connecté. Aujourd'hui, quand quelque chose de violent qui se passe dans une partie du monde, il affecte le monde entier. Mon projet de création signifie la perte de l'innocence. Il montre la réalité que l'identité change la façon dont les gens regardent les autres personnes. L’Identité change la façon dont quelqu'un se voit. L’histoire peut forcer l'identité de soi être quelque chose de positif ou de négatif. Le changement réel ne vient pas de la guerre, le changement réel vient de l'éducation, l'éducation de la femme, l’éducation à la santé, l'éducation physique, les hôpitaux, et le leadership communautaire.
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TRAVAIL DE MARIA  :

 
Parler
La parole est un Palais
un Paradis pour la parodie des pensées
 qui place des pièges de pantomimes
 La parole est un pas de porte
où pas à pas ces pas de pieds
 peuvent peindre cette palette
 cette pirouette de paradigmes
 qu’on partage par la page
et boxent avec le paradoxe
du pandémonium pacifique
de la prononciation poétique.



 7 Avril 2014
Devoir Créatif

Dans mon devoir créatif, j’ai choisi de faire un projet avec la sonorité d’un mot, dans le

style d’Henri Michaux et ses poèmes comme “La Nuit” ou “Emportez-Moi”, où il explore le sens et le sentiment d’un sujet par rapport au thème en même temps qu’il fait une exploration de la sonorité du mot lui-même, et les sentiments auxquels on se connecte, tout simplement, avec les sons. Je vais discuter le processus que j’ai utilisé pour découvrir le mot et le sens de “parler.” Puis, je vais faire une analyse du poème par rapport au symbolisme et aussi aux choix des mots.
Je savais que je voulais travailler avec la sonorité de p: j’ai commencé avec le mot “peau.” J’aime ce mot en français; le mot décrit, par le son du mot lui-même, le sens du mot. Je trouve aussi que tous les mots en français qui commencent avec un p ont une certaine énergie: passion, peau, pouvoir, puissance... tous ces mots sont paisibles. Un poème avec les mots de cette énergie serait beau. Donc, j’ai cherché une liste de tous les mots en français qui commencent par p. Je savais que je voulais écrire un poème des p’s, si vous voulez. Après avoir trouvé une grande liste de mots, j’ai travaillé avec les mots qui m’ont touchée, et j’ai découvert le thème de parler.
Comme thème, je commence par expliquer le sens du poème. J’utilise la sonorité des mots avec “p” parce que c’est très évident quand on dit le poème. On sent les sons dans la bouche; c’est très physique. Cela ajoute à l’idée que le sens du poème veut donner. Mais, il y a quelques techniques que j’ai utilisée. Une de ces techniques est l’utilisation du mot “pas”: un
pas de la porte, pas à pas, et pas de pieds sont les phrases utilisées dans le poème. J’ai voulu jouer avec l’idée que le même son peut avoir plusieurs sentiments dans la même phrase, en utilisant des expressions idiomatiques et choisissant une métaphore qui marche avec le sujet et les jeux de mots. Quand on dit ces phrases, on entend l’onomatopée: pas à pas et pas des pieds, placé ensemble, créent le son des pieds qui marchent... p, p, p, p. Cela crée, à un niveau viscéral, le sens du poème, en addition à l’écriture topique. Un autre exemple de l’utilisation des sons pour assurer le sentiment du poème, c’est la première ligne: La parole est un palais est une phrase qui a les deux syllabes de parler: La parole est un palais. On décrit le mot parler, mais aussi, on découvre le sentiment des sons quand on explore les mêmes sons dans un sens unique.
Mais aussi, le sujet lui-même décrit l’action de parler: c’est tout simplement un type d’expression des pensées qui sont dans la tête (le piège). Et parler, c’est laisser libre les idées. Donc, c’est pour cela que j’ai utilisé les mots Palais et Paradis: les deux endroits sont très connu pour être sacrés, dans un sens. Un Palais fait un appel à la richesse, une vie sans problème, une éspace de réconfort, et Paradis, c’est la vie qu’on imagine la plus parfaite. Quand le poème est écrit de la perspective des pensées, cela donne l’impression qu’elles sont un peu piégées par l’incapacité de s’enfuir sans parler. C’est le pandémonium pacifique: la difficulté de s’exprimer, de découvrir exactement comment on laisse libre les pensées de la tête et les traduire dans la langue, c’est le pandémonium. Mais, c’est pacifique parce que la seule personne qui peut entendre ses pensées est la personne qui les pense.
J’espère que j’ai réussi à découvrir un mot: parler, par l’utilisation de la langue. Je dis que c’est un “méta-poème”: un poème qui utilise la poésie pour décrire la poésie de la poésie. 

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TRAVAIL DE KATIE   :

– Il faut que je danse pendant cette chanson
– Oui, il faut. Tu es resté ici pour les trois dernières chansons.
Je regarde l’autre côté. C’est comme une mer de gens. Il y a toujours plus de femmes que d’hommes. Comment je peux trouver quelqu’un avec qui danser ?
– Qu’est-ce que tu penses ? Qu’est-ce que est une bonne idée ?
– Il y a un homme là
– La ? Ça n’est pas très spécifique
– Oui…. Elle rit… D’accord, , l’homme avec qui tu voulais danser plus tôt.
– Je vois… d’accord, merci
Mais ce n’est pas toujours un merci avec tout mon cœur… parce que je dois demander s’il voudrait danser… demander… il y a trop de risques avec « demander »
Je marche
Je réfléchis
Je marche
Mes pieds vont au temps avec la musique. Mon cœur va plus vite
Mais avant j’arrive, il départ
Avec une autre fille
Mais maintenant je suis ici. Je suis marchée ici. Il semblerait drôle si je retournais à ma place originale
Je continue. Mon cœur marche plus vite.
« Voici un homme. Il sourit… il semble gentil… tu peux lui demander à danser »
« QUOI ?!? Qu’est-ce que tu dis ? Tu ne le connais pas et il est avec ses amis et il semble comme un très bon danseur… pourquoi est-ce que tu penses qu’il danserait avec toi ? »
« Mais, tu ne connais pas l’autre homme que Kate a suggéré… ce situation n’est pas différent
« Oui, mais… »
« C’est la dernière danse… DANSE ! »
« D’accord, d’accord, je danserai—calme-toi ! »
– Excusez-moi… est-ce que tu… huh humm hmm… est-ce que tu voudrais danser ?
– Oui bien sûr !
« Tu vois… il a dit, « oui ! » »
« Oui, oui… silence…… »
– D’accord
Thump, thump… la musique… mon cœur
Les premiers pas commencent
– Comment tu t’appelles ?
– Gabe, et toi ?
– Katie…Enchantée
– Quoi ?
– Enchantée
– Oh, enchantée… oui, oui enchantée
– Il y a beaucoup de bruit maintenant
– Quoi ??
– IL Y A BEAUCOUP DE BRUIT
– Ah… oui… tu as raison… ça, c’est un exemple
Je souris… qu’est-ce qu’il pense de moi ? Je suis nerveuse et alors je fais beaucoup d’attention quand je danse… c’est trop rigide pour l’art de danser
Mes yeux ferment un peu… je regarde le montre… c’est vers 12h45… je me sens fatiguée pour l’heure et pour je suis fatiguée !
Une chose très merveilleuse se passe… mes jambes deviennent plus légères, mes bras plus libres, mon corps plus agile et je peux vraiment danser
La musique devient tout à coup forte et la piste de danse devient seulement lui et moi.
G a u c h e, d r o i t e, gauche droite
Il me tourne, il m’entortille.
Je me torde, je me plie.
Il me tire vers lui
Je résiste à lui… je me relâche
Je le pousse
Le rythme s’installe
Tourne, entortille… torde, plie… tire… résiste, relâche… pousse
Mes pieds sautillent pendant que nous roulons en harmonie sur la piste… bien synchronise, concentré, fluide et libre
G a u c h e, d r o i t e, gauche droite… mes pieds, mon sourire, mon cœur, je peux dériver… voler… s’envoler ! Oui, je m’envole
Tourne, entortille… torde, plie… tire… résiste, relâche… pousse… m’envole
– C’était bien ?
– Oui, Kate, c’était magnifique

Analyse 
6/4/2014
« Il faut que je danse pendant cette chanson… c’était magnifique »
            Les souvenirs peuvent être si forts. C’est fou que je puisse me rappeler un souvenir de l’âge de trois. Je trouve que les souvenirs qu’on a d’enfance sont les expériences très fortes—très heureuses ou très négatives. Quand on est plus âge, c’est encore les forts souvenirs qui sont le plus vifs et précis. J’ai choisi un souvenir d’une « dernière danse », la meilleure danse que j’ai dansée. Je vais expliquer pourquoi j’ai choisi ce souvenir, les mots que j’ai utilisé, le style de mon écriture, et comment mon texte est similaire aux œuvres de Nathalie Sarraute.
            J’adore danser…j’ai commencé à danser quand j’avais 5 ans. Quand j’ai commencé l’université, il n’y avait pas beaucoup d’équipe de danse, et alors j’ai cherché pour un autre moyen pour danser. J’ai trouvé le swing ! Au début de l’université, je n’avais pas beaucoup de temps d’aller au lieu pour le swing. Alors, je n’étais pas une danseuse géniale, mais quand même j’aimais. Une année après mon commencement de danser le swing, j’avais plus de temps. Alors, j’allais au lieu très souvent et je devenais une meilleure danseuse chaque semaine. A la fin du semestre, le studio de danse passait une chanson que j’aimais beaucoup. Je savais que c’était une chanson pour une bonne danse. Alors, j’ai trouvé un homme avec qui je peux danser et c’était si fluide…nous avons danse une danse des rêves. C’était la meilleure danse que j’ai dansée. Alors, j’adore ce souvenir et je voulais saisir le moment avec ce projet.
            J’aimais le souvenir que Nathalie Sarraute dit d’elle-même et sa mère avec la cuiller de la poussière. Elle utilise le format de conversation à expliquer le souvenir. Je trouve que ce format ajoute une dimension plus réel—comme le lecteur regarde le souvenir—alors j’ai essayé aussi d’utiliser la conversation pour expliquer. J’ai quatre conversations—une avec ma meilleure amie, Kate, qui danse au même studio, une avec moi-même, une avec Gabe, l’homme avec qui j’ai danse, et une petite à la fin avec Kate. J’ai utilisé un ‘  – ’ avec les « autres » (Kate et Gabe) et les ‘«  »’ avec moi-même pour distinguer entre les deux types de conversations. Il y a une petite partie ou je parle à Gabe ET à moi-même, alors c’était plus facile comme ça. C’était amusant à créer la conversation entre moi et moi-même parce que je peux me rappeler la façon dans laquelle je me suis convaincu à demander un autre homme. Avec l’autre partie de mon composition j’ai essayé de recréer le style que Sarraute a utilisé pour décrire elle-même après son opération. Elle a essayé utiliser les phrases qui décrivent son corps plus souvent que les sentiments. Dans mon souvenir, quand j’ai senti prête à danser, j’ai essayé de décrire les parties de mon corps : « mes jambes deviennent plus légères, mes bras plus libres, mon corps plus agile ». Vers la fin de mon souvenir, je n’ai pas dit, « Je suis contente », plutôt, j’ai dit, « je peux dériver… voler… s’envoler ! Oui, je m’envole ». Avec mon poème, j’ai aussi décrit le rapport entre la liberté du corps avec la liberté du cœur et l’esprit, une idée qui est plus comme une idée de Michaux, mais je pense que, en totale, mon poème est comme les souvenirs de Sarraute.
            Les mots que j’ai choisis spécifiquement étaient les mots pour mon corps, les mots de notre danse, et les mots de « mes sentiments » près de la fin de la danse. Les trois parties :
·      « Mes jambes deviennent plus légères, mes bras plus libres, mon corps plus agile »
·      « Tourne, entortille… torde, plie… tire… résiste, relâche… pousse »
·      «Je peux dériver… voler… s’envoler ! Oui, je m’envole »
Quand il a semblé comme je pouvais danser au souvenir, en fait, je me sens plus agile, et quand j’ai écrit ce composition, j’ai trouvé que légères et libres sont deux caractéristiques que marche avec d’être agile. Avec la danse, nous avons tourné beaucoup beaucoup—j’avais souvent besoin de me tordre et me plier—et il y avait beaucoup de tournes ou il me tirait et pour un petit moment il y avait de la résistance et après ca je me relâchais et j’ai tourné beaucoup beaucoup beaucoup. Avec « mes sentiments », c’était simplement que je me suis sentie très légère alors j’ai trouvé que les verbes, « dériver », « voler », et « s’envoler » saisissent vraiment ce sentiment.
            Alors ça c’est mon souvenir d’une dernière danse—un moment que je me souviens toujours !

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TRAVAIL DE LAUREN   :

Comment finit-elle
Lorsque je me réveille le matin et que je me lève
Je me bats contre l’état naturel du monde
Je me lève et la gravité travaille contre moi
Toute la journée je marche avec la tête comme un oiseau
Traverser dans l’air
Ma colonne vertébrale s’étend vers le ciel
Comme un arbre fort et résolu
Et après je rentre chez moi
Avec mon crâne cassé et ma vertèbre deformé
Je m’allonge sur le sol ou sur le lit
Dans le salon, la salle de bain ou la cuisine
Et mes yeux tournent vers le ciel
Pour se souvenir de la bataille
Et mes paumes se tournent vers le haut aussi
Pour glorifier le champ de bataille
Mais mon esprit se tourne vers le bas
Pour rester avec la gravité, l’ennemi
Et tous sourient comme de vieux amis
Jusqu’à ce que l’aube démarre la bataille à nouveau


Analyse de Projet Créatif No. 2
            J’étais inspiré par la poésie d’Henri Michaux pour écrire mon poème créatif, en particulier, le poème « Mes Occupations ».  Ce poème est une petite bribe de ses pensées à travers la journée qui révèle un monologue intérieur basé sur l’activité autour de lui-même dans un espace public.  Bien que je n’aie pas développé mon propre poème dans un espace public, j’ai voulu capturer la même structure de la poésie : courte, directe et figurative.  La deuxième réplique à propos d’une position ou un mouvement imposé sur le corps m’intéresse beaucoup, parce que j’aime beaucoup la relation entre le corps physique et ses effets sur l’esprit et les pensées.  Aussi, des positions et des mouvements du corps m’inspiraient toujours pour créer l’art visuel, donc j’ai voulu d’être inspiré par des positions du corps dans l’écriture.
            Le processus de la création d’un œuvre littéraire est vraiment un mystère.  Pour moi, la partie la plus difficile était l’étincelle, c’est à dire, l’idée initiale qui commence le processus créatif.  Presque immédiatement après avoir lu un ou deux poèmes de Michaux, je me suis senti une connexion avec ses pensées et j’ai voulu récréer la même expérience pour moi-même.  J’ai essayé plusieurs façons différentes de limiter les mouvements physiques, comme le dos ou les bras, mais je n’ai pas obtenu l’effet désiré.  Donc, j’ai essayé une position et je me suis allongée sur le sol de ma chambre.  C’était une position que je prends très souvent quand j’ai besoin de reposer ou laisser mon esprit se vider après une journée longue plein de batailles.  Je m’intéressais à explorer où mes pensées allaient en prenant cette position sur le dos.
            A l’aide d’une musique douce, j’ai eu une expérience très émotionnelle avec beaucoup de larmes : la position d’être à plat sur le sol est un sensation enfantin et je me sens comme la jeune fille que j’étais depuis longtemps, mais aussi une fille de douze ans en même temps.  Ce sentiment des deux versions de moi-même vient d'une mélange de la position enfantine et d’un souvenir vivant : à douze ans je m'allongeais sur le sol de ma chambre chez mes parents en pleurant à cause de ma première bataille avec des soucis de l'âge adulte.  Très connecté avec mon enfance, je n’ai pas voulu créer un poème trop proche du style de Nathalie Sarraute, donc je n’ai pas englobé les détails de mes souvenirs d’enfance dans le poème.  Cependant, le poème englobe mes sentiments de renoncer à combattre contre toutes les luttes de la vie quotidienne pendant que je m’allonge sur le dos et retourne à mon enfance.  J’ai gardé aussi le titre « Comment finit-elle » parce que, pour moi, l’expérience en écrivant ce poème était vraiment la conclusion d’une longue lutte qui a commencé avec la fille de douze ans qui pleurait sur le sol chez ses parents.
            C’était difficile de garder une idée spécifique en écrivant ce poème parce que j’ai voulu ajouter des souvenirs d’enfance parce qu’ils sont un grand partie de l’expérience.  Cependant, l’ajout de cette information s’éloignerait du style de Michaux : j’ai écrit plusieurs versions longues et verbeuses qui n’ont eu pas de tout l’air d’un poème de Michaux.  Pour moi, la chose la plus importante était de garder le style figuratif et direct sans confondre les lecteurs avec un souvenir avec lequel ils ne s’identifient pas.  A partir de ce défi, la seule autre chose difficile était de trouver l’inspiration initiale pour créer une œuvre dans le style de Michaux.
            J’étais vraiment étonnée par l’intensité de mon expérience dans la position sur le sol.  Bien que ce soit une position que je prends très fréquemment, je ne m’étais jamais rendu compte que je la prends si fréquemment, et aussi que c’était une méthode de me reposer ou renoncer aux batailles de la journée.  J’étais étonnée aussi par la difficulté de décrire les émotions sous une forme poétique en gardant un style bref.  Normalement, j’écris dans une forme très longue avec beaucoup de mots, mais pas vraiment beaucoup d’images.  Je n’ai pas anticipé la difficulté du style de Michaux.
Si je pouvais faire ce projet une deuxième fois, je changerais le format du poème pour englober les deux aspects de mon expérience émotionnelle, la position du corps et les souvenirs d’enfance qui étaient aussi puissants que la position elle-même.  Ce projet me permet d’apprendre à écrire la poésie sous une forme différent avec des nouvelles idées : la relation entre le corps et l’esprit.  Cependant, j’aimerais explorer une forme de la poésie qui englobe les styles de Michaux et Sarraute en même temps.

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TRAVAIL DE  CHRISTIANA  :

Laissez-nous, la musique et moi

(écrit de la manière du « Emportez-moi » d’Henri Michaux)


Laissez mes doigts à ma chérie belle noir et blanche.
Pendant toute ma vie je te connais, noir et blanche.
Dans les oreilles chaque note sonne pure ;
un instant dans l’air, l’instant dans mon cœur.

Dans mon ventre et cœur une lueur,
Dans la dose de Metaxa pour un toux,
Dans le dos tout droit, la posture correcte,
Dans la liberté de l’esprit qui résulte d’un corps restreint.

Laissez les vagues qui me transportent avec eux,
Dans une rêve d’une histoire familière mais loin,
Comme les ondes acoustiques l’écrivent,
Dans la gamme des tons, la gamme des émotions,

Ne pas dérangez-moi, je rêve.

l’Analyse :
            Henri Michaux écrit son poème « Emportez-moi » en référant à une fuite de sa vie actuelle. Il est une fuite sur une caravelle qui l’emporte et qui le perd « au loin ». Il ordonne au lecteur de l’emporter, (et à la fin l’ordre change d’emporter à enfouir,) mais on ne sait pas exactement à qui Michaux parle. Peut-être il est en train de crier à n’importe quelle personne l’attend. On peut déduire que Michaux cherche une fuite pour quelques raisons. Il veut être emporté sur une caravelle et les caravelles ont la tendance de voyager loin au milieu de la mer. Il existe aussi le concept d’être disparu en mer. Cette idée suit le même thème qui se trouve à la dernière phrase qui implore le lecteur d’enfuir Michaux. Ses références à la nature : « Dans le velours trompeur de la neige, » et « Dans la troupe exténuée des feuilles mortes. » indique l’hiver – une saison où on est souvent triste et où on a un besoin désespéré du printemps. A la troisième strophe Michaux parle du corps. Il fait des références au système respiratoire, les mains, les lèvres, et les os avant implorer le lecteur de l’enfuir. Cet ordre ressemble l’enterrement après la morte. Il semble que Michaux veuille échapper à son corps et être emporté au loin (particulièrement de son corps).
            La structure du poème « Laissez-nous, la musique et moi » est plus ou moins similaire au poème « Emportez-moi ». Ils tous commencent avec un impératif. Les premières deux lignes terminent avec les mêmes mots. Les deux poèmes ont quelque chose (soit une caravelle ou un piano) qui transport l’auteur.  Il y a trois strophes, chaque un composé de quatre lignes, et ils tous finissent avec une seule ligne à l’impératif.  L’un exprime l’espoir de quitter son corps et sa place mais l’autre exprime l’envie de s’isoler sur place avec son piano, (ma chérie belle noir et blanche) pour qu’elle puisse être transporté à cet autre monde à travers la musique. Les deux poèmes sont composés d’un deuxième paragraphe qui commence toutes les quatre lignes avec le mot « dans ». Bien que le poème « Laissez-nous, la musique et moi » soit écrit de la même manière de « Emportez-moi, » son but ultime est un peu diffèrent dans le sens que l’auteur fuit vers un monde au loin plutôt que de son propre corps. Le thème ne reste pas dans l’idée d’être enfuir mais dans l’idée d’entrer à la liberté de l’esprit. La ligne qui lit « Dans la liberté de l’esprit qui résulte d’un corps restreint. » exprime comment l’auteur trouve la liberté en restant dans cette position spécifique : « dos droit, posture correcte ». Une autre similarité de thème se trouve aux vagues. Michaux parle d’une caravelle (qui voyage partout la mer) et je parle des ondes acoustiques qui vibrent dans l’air (d’une manière similaire aux ondes de la mer). Il y a un sens de mouvement à travers ces objets simples. Une différence reste dans l’organisation de chaque poème. Michaux a consacré sa troisième strophe au corps mais j’ai parlé du corps dans ma deuxième strophe.
            Quelques techniques poétiques utilisées dans les deux poèmes sont la répétition, la consonance, et le mètre. La structure des deux poèmes incluse la répétition des impératifs, les deux « modes » de transportation, et la préposition « dans ». Cette répétition souligne l’importance de ces idées et mots. « Emportez-moi » fait la consonance avec les mots « âge et neige, » et « briser et baisers. » Dans mon propre poème j’ai fait la consonance avec les mots « dose et dos. » Le mètre des deux poèmes est un peu désordonné. On peut trouver un rythme dans les deux premières lignes mais il est à cause de la répétition. Dans le poème que j’ai écrit, on le trouve aux mots « cœur » et « lueur ». Le poème de Michaux commence avec trois lignes de dix syllabes. La dernière ligne de la première strophe diminue à huit syllabes. Après cela, la deuxième strophe commence avec huit syllabes mais retourne à plusieurs syllabes mais dans une manière au hasard. Le poème « Laissez-nous, la musique et moi » reflet cette entropie. Ce poème utilise aussi le paradoxe : « Dans la liberté de l’esprit qui résulte d’un corps restreint, » et la comparaison : « Comme les ondes acoustiques l’écrivent ». J’ai choisi de faire référence à l’alcool « Metaxa » pour deux raisons. L’une est parce que cet alcool a un effet chauffer dans la gorge et le ventre, et l’autre est parce que Metaxa est mon nom de famille. Il a un double sens. La dernière ligne a deux sens aussi. On peut dire que je dors et on est dans mon rêve, mais aussi que je joue mon piano dans la vie actuelle et que j’ai une expérience transcendantale. 


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TRAVAIL DE  ALLISON   :

J’ouvre mes yeux sur une salle blanche – les murs, le sol, ma couverture – tout est blanc, mon père sur une chaise, un infirmier qui m’apporte de l’eau.  J’essaye de parler, mais les deux hommes disent des mots doux pour me persuader de rester silencieuse.  Je somnole entre et contre le sommeil.  Je suis dans un brouillard.  J’écoute les paroles de mon papa.  Je ris de ses blagues, mais il y a la douleur.   Je me sens fatiguée comme si le monde descendait dans mon corps.  Mais c’est drôle, qui est-ce qui penserait qu’une operation de mes amygdales causerait cette douleur dans mon corps entier ? 
            Mais, c’était vrai.  Apres l’operation, mon corps n’était pas mon corps, ma voix n’était pas ma voix.  La récupération : deux semaines.  Deux semaines entières à la maison.  Deux semaines entières avec la nourriture douce.  Le canapé, mon ami.  La spaghetti, mon amie.  La télé, mon amie.  Le mouvement, le parler, mon ennemi.   
            Quand j’ai parlé, j’ai parlé avec une voix rauque, rêche, étoffée, cassée.  Je me suis sentie comme si j’avais une grande boule attrapée dans ma gorge.  Chaque fois que j’essayais de parler, j’ai ressenti gène (bienheureusement, je n’avais pas le droit d’aller hors ma maison, et seulement ma famille a écouté la souffrance de ma voix).  Je me sentais gênée pas seulement pour le son de ma voix, mais aussi parce que je ne pouvais pas dire exactement ce que je voulais dire.  Il y avait des murs entre mes vraies pensées, mes cordes vocales, ma gorge, et les mots que j’ai prononcés.  Comme un rêve où on voudrait crier, mais les sons sont bloqués dans la gorge.  Mes pensées étaient bloquées dans ma gorge.        
            Mon corps souffrait aussi.  Les médicaments pour la douleur physique m’accablaient.  J’ai dormi, j’ai mangé.  J’ai somnolé, j’ai mangé.  J’ai regardé la télé, j’ai mangé.  Bien que j’aie mangé et que je me sois assise pour la plupart des jours, mon estomac a diminué.  Mon énergie s’était envolée de mon corps.  J’ai marché à travers ma maison comme si je nageais à travers l’océan Atlantique.  J’ai regardé le soleil à travers mes fenêtres.  J’ai vu ma peau bronzée disparaitre lentement.  J’ai voulu être dehors avec le soleil sur mon visage, dans mes cheveux…mais mon esprit, mon corps, ma gorge ne me le permettait pas.
            Un jour dans la deuxième semaine, j’ai attendu ma tante qui m’a rendu visiter, quand j’ai vu le chat de notre voisin dehors sur la fenêtre.  Un chat vraiment mignon, qui m’aimait, qui s’appelait Pooh.  J’ai poussé le bouton de la porte garage et j’ai marché à notre allée privée.  Je me suis assise et Pooh s’est reposé dans mes genoux.  J’ai caressé le chat noir et il ronronnait.  Et à ce moment-là, j’ai découvert que je ne vais pas besoin de ma voix ou mon corps pour communiquer avec le monde.  J’ai vu le Corvette noir de ma tante.  Je l’ai enlacé.  J’ai souri.  J’ai commencé à oublier la douleur.  J’ai souri et j’ai commencé à me sentir mieux.                      

ANALYSE :
À LA MANIÈRE D’HENRI MICHAUX : Ecrire un texte basé sur une position ou un mouvement, une action imposés au corps du « je » qui écrit.  Essayer de traduire la sensation et laisser une grande place à l’imaginaire dans l’évocation de ce moment.  (Comme dans les textes de Michaux sur la maladie, l’immobilité, la souffrance…)

            J’ai écrit mon devoir créatif à la manière d’Henri Michaux.  Au debout, j’ai pensé que j’ai voulu écrire à la manière de Nathalie Sarraute.  Au premier coup d’œil, j’ai pensé que j’aimerais les textes de Sarraute.  J’ai déjà lu un texte de Sarraute de «Tropismes ».  J’ai oublié le nom du texte, mais c’était un commentaire sur les dames de la société dans les années cinquante et soixante.   Mais avec chaque texte que j’ai lu de « Enfance », j’ai trouvé les histoires un peu difficiles pour m’identifier avec elles.  J’aime beaucoup le style de Sarraute comme elle compile beaucoup de petits souvenirs pour faire une mémoire.  Donc, pendant que j’étais en train de lancer les idées dans ma tête, j’ai relu la feuille pour notre devoir créatif numéro deux.  Ensuite, j’ai pensé que je pouvais écrire d’un animal imaginaire à la manière d’Henri Michaux.  Le poème « L’Enanglom » me frappait avec l’usage des animaux comme les comparaisons à l’homme.  Malheureusement, c’était difficile pour moi de penser à un animal imaginaire et les mouvements intérieurs que correspondrait à une métaphore avec la signification.  Mais, j’avais de la chance, et j’ai parlé avec une autre étudiante des choix sur le devoir créatif, et pendant que nous avons parlé, j’ai pensé à mon idée d’écrire à la manière d’Henri Michaux sur un maladie ou un action imposés au corps du « je » qui écrit. 
            Notre discussion en classe des maladies du corps était l’inspiration de mon petit texte.  Avec chaque personne qui partageait une maladie ou un mouvement imposés, j’avais l’empathie pour cette personne.  Les histoires étaient drôles, tristes, amusantes – mais la chose la plus importante que les histoires partageaient était qu’elles étaient universelles.  Les maladies sont des conditions universelles – n’ importe où et n’importe qui, les maladies touchent tout le monde.  Comme Michaux, quand on partage l’histoire, les sentiments, les sens d’une maladie, on tend le bras à une autre personne.  Nous sommes connectés par des expériences communes.     
            Bien que Michaux ait écrit pour la plupart des poèmes, j’aime les histoires courtes de Michaux, par exemple, « Clown » ou « Un Homme Paisible ».  Ces textes sont des poèmes, mais, ils ressemblent à des histoires.  Michaux pouvait exprimer ses opinions, ses intentions, dans une petite histoire mieux que dans un poème.   Avec mon histoire, j’ai voulu bien développer mes pensées lentement, pour montrer la douleur pas aiguisée, mais la douleur faible et persistante.  Avec un poème, je ne pouvais pas accomplir les sentiments et les sens que j’ai voulu partager.  À travers toute la douleur physique, on doit voir le soleil.  On doit ne pas perdre l’espoir pour un jour ou cela se sera amélioré.             
            Apres avoir écrit, j’ai réalisé quelque chose.  J’ai réalisé pourquoi la récupération de ma voix ressentait très près de mon cœur ici en France.  Perdre ma voix est très similaire à la situation en train d’apprendre une nouvelle langue dans un nouveau pays.  Donc, être en France est être en train de récupérer d’une opération aux amygdales.  Les deux handicaps sont frustrants, énervants.  J’ai relié les sentiments frustrants comme quand un petit collier a un nœud.  On doit dénouer le nœud, mais c’est très délicat.  On peut essayer, et essayer, mais c’est frustrant.  On doit garder une main calme et tranquille pour dénouer le nœud.  On voudrait crier, mais cela n’aide pas.  Et ce comme cela avec une voix perdue, et une langue inconnue.  On doit rester calme et laisser l’amélioration et la langue vient à toi.            
            Quand je ne connais pas un mot, ou quand je prononce un mot avec un accent américain, ou quand je ne peux pas dire exactement ce que je voudrais dire, c’est comme s’il y avait un mur entre mes pensées, ma gorge, et le personne qui m’écoute.  C’est difficile de rester calme.  C’est difficile d’essayer encore.  La menace d’échouer est présente.   Mais, comme mon expérience avec le chat de mes voisins, quand je me sens mal avec ma connaissance de la langue française, je dois rester calme et je dois savoir que je peux communiquer.  J’ai confiance en moi.  Je peux parler en français. 
            En conclusion, j’ai écrit à la manière d’Henri Michaux pour expliquer une action imposée au corps.  Mais, pendant que j’ai écrit, j’ai connecté avec ma récupération de mes amygdales avec les épreuves d’apprendre une langue étrangère.  J’ai réfléchi pour très longtemps sur mes difficultés avec la langue française.  J’ai conclu : il s’agit de la confiance de soi-même et une attitude positive.  C’est toujours améliorer avec une attitude positive.  Merci à Henri Michaux, qui était l’inspiration de mon devoir créatif, qui amenait ma réalisation de mes problèmes et mes peurs de la langue française.  Le mouvement du corps est une grande partie de la relation avec l’espace extérieur ET intérieur.  Les paroles et la langue sont une grande partie de la relation avec l’espace extérieur et intérieur.  Donc, c’est vital de garder la bonne santé du corps pour la relation avec l’espace.                 

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TRAVAIL DE  NICOLAI   :

Des souvenirs d’un espace particulaire : ma constellation

            Meubles blancs et la peinture d’un bateau sur la mer. La cloche qui sonne toujours a l’heure. C’était tranquille, simple, calme et propre, comme ma grand-mère a préféré. Il faut que tout soit propre. On a appris à respecter les tapis et les meubles qui étaient blancs et à les garder comme cela. Les pieds nus étaient interdits et aussi les chaussettes salles. Les pieds sur le sofa étaient interdits aussi. Par ailleurs, tout était facile et agréable.  On peut regarder le jardin sous l’ombre du balcon tranquillement. Les herbes sont plus grosses que chez nous, j’ai remarqué. Il y avait des palmiers et des oiseaux qui faisait des bruits intéressants.  Il faisait beau là, chez mes grands parents.
            Sur la petite table dans le coin de la cuisine il y avait  des œufs, du beurre, du sucre, de la farine, du lait et du chocolat. J’étais debout sur une chaise pour être assez grand et pour aider. La pâte à frire était presque prête, quand tout d ‘un coup l’outil que nous utilisions a cassé et il est tombé dans la pâte à frire. Il a fait une grande éclaboussure. Un sourire s’est inscrit sur le visage de ma grand-mère et nous nous avons commencé à rire.
            Il ne faisait pas trop lourd ou chaud pendant cette heure et tout était frais. Apres avoir mangé, mon frère et moi avons emmené la poubelle dehors pour déposer les déchets dans un des tous spécifiques dans la terre. L’une pour le verre était le moins préféré, parce que quelquefois ils se sont brisés. Autour du lieu pour les déchets il y avait des buissons et quelquefois avec des petits lézards dedans. C’était le jour où j’ai appris que le lézard peut perdre sa queue mais continuer de vivre. Le pauvre.
            Les trottinettes, une avec des roues rouges, et une  avec des roues vertes.  Les allées de la résidence étaient très régulières et agréables pour rouler.  Avant que le soleil devienne trop haut dans le ciel et l’air trop lourd, mon frère et moi, nous avons quittés la résidence pour récupérer le journal quotidien. Lui avec la verte, moi avec la rouge, nous avons fait la course pour voir qui pourrait être le premier à le trouver.  La destination était un petit kiosque sur le trottoir à cote de la rue. Pendant le retour quand nous étions près de la résidence, il devenait rapidement sombre, presque comme si la nuit tombait, et il a commence à pleuvoir. Les gouttes d’eau étaient chaudes comme une douche et nous sommes resté sous la pluie et nous avons continué de rouler.
            Les grands palmiers et le sable chaud. On a pris un pique nique et on portait des maillots de bain. Ma mère toujours avec la crème de soleil pour moi et mon frère. On descend les escaliers en bois entre les buissons. On nage, et mon grand-père flotte sur la mer sans effort avec seulement les doigts de pieds et le visage visibles. Toujours il était là, trop loin pour moi de nager là-bas, avant le déferlement des vagues.
            Pour moi, un lieu est le tissu d’un souvenir. Quand on voit un lieu spécifique, il évoque quelque chose dont on se souvient. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi de décrire des souvenirs associés avec la résidence de mes grands parents qui était située en Floride. Souvent quand j’étais petit, ma famille a voyagé pour leur rendre visite pendant le printemps. J’ai plusieurs souvenirs que je veux raconter mais ce sont les plus vivants.
            C’est difficile de se souvenir quelque chose d’enfance quand on pense en termes généraux, ou on essaye de se souvenir ce qu’on a fait dans la vie quotidienne. Mais pour moi, quand je pense à un lieu spécifique, les souvenirs arrivent. Un lieu relie le passage du temps avec des évènements spécifiques qui se passent comme les vieux souvenirs peuvent facilement disparaître dans le brouillard des pensées. Mais en même temps, il y des fils qui traversent  des tous dans les souvenirs qui peuvent relier le temps et créer une constellation. Sans connexions entre un souvenir et une autre (et quelquefois c’est la cas) il n’y a pas d’une constellation mais plutôt des souvenirs disperses partout. Pour Nathalie Sarraute, la constellation et la constellation d’enfance.
            Les lieux reste dans le souvenir et c’est une raison que la maison d’enfance,  où on est élevé conserve les sentiments puissants. Souvent on veut revisiter le lieu de son origine qui peut évoquer des souvenirs et remplir des parties des tous qui se forment pendant la durée et la vitesse de la vie.
            Comme Nathalie Sarraute montre dans son dessin, les souvenirs forment une constellation ou une mémoire, parce qu’on ne peut pas se souvenir de chaque moment de la vie, c’est impossible. Mais il y a des parties qui restent claires parmi d’espaces obscurs et il est possible de ramasser une collection de moments, et garder les connexions plus fortes. Juste comme on dessine l’image des synapses cérébrales qui font des connexions entre une chose et une autre, j’imagine les souvenirs comme une constellation, ou ils peuvent devenir perdues dans l’espace ou ils peuvent rester liés. On peut dire que les souvenirs sont comme les étoiles dans l’espace ; peut être qu’ils sont séparé ou tout seul, et les autres sont liés et forment une petite constellation (une mémoire) dedans une galaxie d’étoiles (les souvenirs).
            Certes un souvenir est quelque chose dans le passé dont on se souvient, mais c’est plutôt un phénomène qui capture des sentiments et des pensées, de cette époque.  Souvent ce sont les sentiments ou les sensations qui préservent le mémoire, et pas le mémoire qui préserve les sentiments ou les sensations. Par exemple, comme Sarraute montre quelque chose de mauvais, comme des amygdales peut résonner pour toute la vie.  Au contraire, les sentiments positifs aussi restent avec nous, mais comme les sentiments négatifs, il faut qu’ils soient forts et uniques pour qu’on ne les oublie pas. Par exemple, je ne me souviens pas la dernière fois que je me suis cogné le pied, mais je me souviens très bien quand j’ai été frappé au visage avec une pelle.
            Dans une mémoire, les sentiments et les sensations continuent de vivre. L’exemple de quelque chose qui fait mal est facile pour tout le monde à comprendre (sauf des gens qui ont beaucoup de chance) parce que tout le monde peut partager cette sensation. D’autres souvenirs qui ne sont pas une sensation mais quelque chose de psychologique sont un peu plus difficile à partager parce qu’ils peuvent arriver par des façons très différentes selon la personne. Par exemple, dans le chapitre d’Enfance « pourquoi vouloir revivre cela… » « …Rien a moi » (p.66-67), on comprend que l’auteur parle d’une joie, et peut-être qu’on a une expérience similaire, mais ce n’est pas comme partager une sensation parce que les sentiments sont plus nuancés que les sensations. De plus, c’est difficile à expliquer à une autre personne comment on se sentait exactement. Comme Sarraute écrit au début du chapitre « Pourquoi vouloir faire revivre cela, sans mots qui puissent parvenir à capter, à retenir ne serait-ce qu’encore quelques instants ce qui m’est arrivé… » (66). Elle montre que c’est difficile de spécifier une sentiment psychologique, mais on peut essayer, et malgré aux mots qui n’expliquent pas parfaitement, on peut arriver à une compréhension dont on parle. Les sentiments échappent les mots mais, tout de même, elle captive bien les aspects dont elle se souvient. Quand on fait une image très descriptive et détaillée qui exprime une situation, on crée une image qu’un autre peut imaginer et presque sentir, ou au moins comprendre l’expérience d’un autre. C’est un des buts principaux de Sarraute, de prendre l’autre personne dans son souvenir et de montrer et revivre l’expérience comme elle l’a vu. 
            Si on peut faire cela, effectivement on montre le voyage de l’intérieur et on partage une expérience réelle de soi-même. C’est une des raisons pour lesquelles êtres humains sont des êtres ou des créatures sociales. Quand on partage une expérience, on partage une moment ensemble et grâce à de cela, on devient plus proche et plus vis- à-vis des autres. Mais souvent on a une expérience tout seul, et c’est difficile de recréer cette expérience d’une façon que quelqu’un d’autre peut le comprendre. C’est l’art de Sarraute et la beauté de son livre « Enfance »

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